Chapitre 1

 

Les Six Jours ou temps, qui sont autant d'États successifs, de la Régénération de l'homme, se passent en général ainsi qu'il suit:

Le Premier État est celui qui précède la Régénération, tant dès l'enfance qu'immédiatement avant la Régénération, et il est appelé vide, vague et obscurité. Et le premier moteur, qui est la Miséricorde du Seigneur, est l'Esprit de Dieu se mouvant sur les faces des eaux.

Le Second État existe lorsqu'il est fait une distinction entre les choses qui viennent du Seigneur et celles qui sont les propres de l'homme: Celles qui viennent du Seigneur sont appelées dans la Parole les Restes (Reliquioe), et ce sont ici principalement les Connaissances de la foi que l'homme a reçues dès l'enfance; elles sont renfermées, et n'apparaissent pas avant qu'il soit dans cet état. Cet état existe rarement aujourd'hui sans qu'il y ait tentation, malaise, tristesse, ce qui fait que les choses corporelles et mondaines, qui sont les propres de l'homme, se reposent, et, pour ainsi dire, meurent: ainsi ce qui appartient à l'homme externe est séparé de ce qui appartient à l'homme interne; dans l'interne sont les Restes (Reliquioe) renfermés par le Seigneur pour cette époque et pour cet usage.

Le Troisième État est celui de la Pénitence; dans cet état, l'homme, d'après son interne, parle avec piété et dévotion et produit des biens tels que les oeuvres de charité, mais qui cependant sont inanimés, parce qu'il pense les faire par lui-même; et ils sont appelés herbe tendre puis herbe portant semence, ensuite arbre à fruit.

Le Quatrième État existe, lorsque l'homme est affecté par l'Amour et éclairé par la Foi; il parlait auparavant, il est vrai, avec piété, et produisait des biens, mais d'après un état de tentation et d'angoisse, et non d'après la foi et la charité; c'est pour cela que maintenant la foi et la charité sont allumées dans l'homme interne, et appelées les deux Luminaires.

Le Cinquième État existe, lorsqu'il parle d'après la foi, et que par suite il se confirme dans le vrai et dans le bien; les choses qu'alors il produit sont animées, et appelées poissons de la mer et oiseaux des cieux.

Le Sixième État existe lorsque d'après la foi, et par suite d'après l'amour il prononce les vrais et fait les biens: ce qu'il produit alors est appelé âme vivante et bête. Et parce qu'il commence alors à agir aussi par l'amour en même temps que par la foi, il devient homme Spirituel, et est appelé Image. Sa vie spirituelle se délecte et se nourrit des choses qui appartiennent aux Connaissances de la foi et aux OEuvres de la charité, lesquelles sont appelées sa nourriture; et sa vie naturelle se délecte et se nourrit des choses qui appartiennent au corps et aux sens : de là, combat jusqu'à ce que règne l'amour, et qu'il devienne homme céleste.

Ceux qui sont régénérés ne parviennent pas tous à cet état; mais quelques-uns, et c'est aujourd'hui la plus grande partie, n'arrivent qu'au premier état; quelques-uns viennent au second seulement; quelques-uns au troisième, au quatrième, au cinquième, rarement au sixième, et à peine en est-il un qui parvienne au septième.

 

Chapitre 2

 

Lorsque l'Homme, de mort qu'il était, est devenu Spirituel, de Spirituel il devient Céleste; c'est de l'homme Céleste qu'il s'agit maintenant. - Vers. 1

L'Homme Céleste est le Septième Jour, dans lequel le Seigneur se repose.- Vers. 2, 3.

Son Scientifique et son Rationnel sont décrits par la pousse et par l'herbe qui sortent de l'humus arrosé par la vapeur.- Vers. 5, 6.

Sa Vie est décrite par l'inspiration d'une âme de vies. Vers. 7.

Ensuite son intelligence est décrite par le jardin en Éden du côté de l'Orient; les arbres de ce jardin, désirables à la vue, sont les Perceptions du Vrai, et les arbres bons pour nourriture sont les Perceptions du Bien: l'Arbre de vies, c'est l'Amour; l'Arbre de la science, c'est la foi.- Vers. 8, 9.

Le Fleuve dans le jardin, c'est la Sagesse; de là quatre fleuves, dont le premier est le Bien et le Vrai; le second, la Connaissance de tout ce qui appartient au bien et au vrai, ou à l'amour et à la foi; le troisième, la Raison; le quatrième, la Science: les choses représentées par les deux premiers appartiennent à l'homme interne, et celles représentées par les deux derniers appartiennent à l'homme externe; toutes viennent de la Sagesse; et celle-ci procède de l'Amour envers le Seigneur et de la foi en Lui.-Vers. 10, 11, 12, 13, 14.

L'homme céleste est un tel jardin; mais comme ce jardin appartient au Seigneur, il lui est accordé de jouir de toutes ces choses, mais non de les posséder comme siennes.- Vers. 15.

Et il lui est permis de connaître, d'après toute perception procédant du Seigneur, ce que c'est que le bien et le vrai; mais non d'après lui-même et le monde, ou de s'enquérir des mystères de la foi par les sensuels et par les scientifiques, par lesquels son céleste périt.- Vers. 16, 17. 

A partir du verset 18 :

Il s'agit de la postérité de la Très-Ancienne Église, postérité qui désirait vivement le propre.

Comme l'homme est tel, qu'il n'est pas content d'être conduit par le Seigneur, et qu'il désire aussi se conduire par lui-même et par le monde, c'est-à-dire, par le propre, il s'agit ici du propre qui lui sera accordé. Vers. 18.

Il lui est d'abord donné de connaitre les affections du bien et les connaissances du vrai qui lui ont été accordées par le Seigneur; mais il désire toujours vivement le propre. Vers. 19, 20.

En conséquence, il est mis dans l'état du propre, et il lui est donné un propre qui est désigné par la côte édifiée en femme. Vers. 21, 22, 23.

Et alors la vie céleste et spirituelle est adjointe au propre, pour que cette vie et le propre paraissent comme faisant un.Vers. 24.

Et l'innocence fut insinuée par le Seigneur dans le propre, pour que toutefois il ne fût pas désagréable. Vers. 25.

 

Chapitre 3

 

Il s'agit du Troisième État de l'Église Très-Ancienne, qui désirait vivement le propre, jusqu'au point de l'aimer. Comme, par l'amour de soi, ou propre amour, les hommes commençaient alors à ne rien croire de ce qu'ils ne saisissaient pas par les sens, le Sensuel est représenté par le Serpent, l'Amour de soi ou propre amour par la Femme, et le Rationnel par le Mari (Virum).

De là, le serpent ou le sensuel persuada à la femme d'examiner si les choses qui concernent la foi envers le Seigneur étaient certaines, ce qui est signifié par manger de l'arbre de la science. Le consentement donné par le rationnel de l'homme est signifié par cela que le mari en mangea.- Vers. 1 à 6.

Mais ils perçurent qu'ils étaient dans le mal. Par ce reste de perception, signifié en ce que leurs yeux furent ouverts et qu'ils entendirent la voix de Jéhovah,- Vers. 7, 8;

- et par de la feuille de figuier dont ils se firent des ceintures,- Vers. 7;

- puis par la pudeur, ou l'action de se cacher au milieu de l'arbre du jardin,- Vers. 8, 9;

- comme aussi par la reconnaissance et la confession renfermées dans les Vers. 1O, 11, 12, 13, il est évident que la bonté naturelle était restée chez eux.

 

L'état subséquent de l'Église jusqu'au déluge est décrit; et comme l'Église se perdit alors totalement, il est prédit que le Seigneur viendra dans le monde, et sauvera le genre humain.

Les hommes n'ayant plus voulu croire que ce qu'ils saisissaient par les sens, le Sensuel, qui est le Serpent, se maudit lui-même et devint infernal. Vers. 14.

En conséquence, pour que l'homme ne se précipitât pas tout entier dans l'enfer, le Seigneur promit de venir dans le monde. Vers. 15.

L'Église est plus amplement décrite par la femme, qui s'aima elle-même, ou aima le propre, au point de plus rien pouvoir saisir de vrai, quoiqu'il leur eût été donné un rationnel qui devait dominer. Vers. 16.

Puis, le Rationnel est présenté tel qu'il fut, en ce qu'il consentit; et ainsi il se maudit aussi et devint infernal, de sorte que non plus la raison resta, mais le raisonnement. Vers. 17.

Sont décrites la malédiction et la vastation, et aussi la nature brutale (ferina) des hommes de cette Église. Vers. 18.

Puis, l'aversion pour tout ce qui est de foi et d'amour; et ainsi, après avoir été hommes, ils devinrent non hommes. Vers. 19.

 

Il s'agit ici sommairement de la Très-Ancienne Église, et de ceux qui rétrogradèrent, et par conséquent de sa Postérité, jusqu'au déluge, quand elle expira.

De la Très-Ancienne Église elle-même, qui était céleste, et de la vie de la foi envers le Seigneur, appelée Chavah et Mère de tous vivants. Vers. 20.

De sa Première postérité, dans laquelle était le Bien Céleste-Spirituel, et de la Seconde et de la Troisième, dans lesquelles était le Bien naturel, ce qui est signifié par la tunique de peau que Jéhovah Dieu fit à l'homme et à son épouse. Vers. 21.

De la Quatrième postérité, chez laquelle le Bien naturel commença à être dissipé: Ceux-ci, s'ils eussent été créés de nouveau ou instruits dans les célestes de la foi, auraient péri, ce qui est signifié par peut-être étendrait-il sa main, et prendrait aussi de l'arbre de vies, et vivrait à éternité. Vers. 22.

De la Cinquième postérité: Ils furent privés de tout bien et de tout vrai, et réduits à l'état où ils avaient été avant la régénération, ce qui est signifié par être renvoyé du jardin d'Éden, pour cultiver l'humus d'où il avait été tiré. Vers. 23.

De la Sixième et de la Septième postérité: Ils furent privés de la science du bien et du vrai, et abandonnés à leurs affreux amours et à leurs persuasions funestes, et il fut ainsi pourvu à ce qu'ils ne profanassent pas les choses saintes de la foi, ce qui est signifié par être chassés, et faire habiter les Chérubins avec la flamme du glaive pour garder le chemin de l'arbre de vies. Vers. 24.

 

Chapitre 4

 

Il s'agit des Doctrines séparées de l'Église, ou des Hérésies, et ensuite de la naissance d'une Église nouvelle appelée Énosch.

La très-Ancienne Église avait, par l'Amour, la foi envers le Seigneur; mais il y eut des hommes qui séparèrent la foi d'avec l'Amour: la Doctrine de la foi séparée d'avec l'Amour fut appelée Cain; la Charité, qui est l'Amour à l'égard du prochain, fut nommée Abel. Vers. 1, 2 .

Le Culte de l'une et de l'autre est décrit; celui de la foi séparée, par le présent de Cain; et celui de la charité, par le présent d'Abel. Vers. 3, 4.

Le culte d'après la charité fut agréable, mais non le culte d'après la foi séparée. Vers. 4, 5.

Le changement en mal de l'état de ceux qui étaient dans la foi séparée est décrit par la colère excitée et par l'abattement des faces de Caïn. Vers. 5, 6.

D'après la charité on connait quelle est la foi; puis, la charité veut être chez la foi si la foi ne devient pas le principal,et n'est pas élevée au-dessus de la charité. Vers. 7.

La Charité fut éteinte chez ceux qui séparèrent la foi, et la préférèrent à la charité; cela est décrit en ce que Cain tua son frère Abel. Vers. 8, 9.

La Charité éteinte est appelée voix des sangs. Vers. 10.

La doctrine pervertie, malédiction de dessus l'humus. Vers. 11;

Le faux et le mal qui en provinrent sont signifiés par errant et fugitif tu seras sur la terre. Vers. 12.

Et parce qu'on se détourna du Seigneur, il y avait danger de mort éternelle. Vers.13, 14.

Mais comme c'est par la foi que la Charité devait dans la suite être implantée, c'était un sacrilège de la violer; c'est le signe mis sur Caïn. Vers. 15.

L'éloigner du siége où elle avait été auparavant, c'est habiter à l'Orient d'Eden. Vers. 16.

Cette hérésie, s'étant alors étendue, fut appelée Chanoch. Vers. 17.

Les hérésies qui en surgirent sont aussi désignées par leurs noms; dans la dernière d'entre elles, qui est appelée Lamech, il ne resta plus rien de la foi. Vers. 18.

Alors naquit une nouvelle Église qui fut désignée par Adah et Zillah, et décrite par leurs fils Jabal, Jubal et Thubalcain; les Célestes de l'Église furent représentés par Jabal, ses Spirituels par Jubal, et ses Naturels par Thubalcain. Vers. 19, 20, 21, 22.

Cette Église naquit lorsqu'il n'y eut plus ni aucune foi ni aucune charité, et lorsque ce qu'il y a de plus sacré eut été violé; cela est décrit, Vers. 23, 24.

Récapitulation du sujet: - Après que la foi séparée, qui est Caïn, eut éteint la charité, il fut donné par le Seigneur une nouvelle foi, par laquelle la charité fut implantée; cette foi est Scheth. Vers. 25.

La charité implantée par la foi est appelée Énosch ou autre Homme; c'est le nom de cette Église. Vers. 26.

 

Chapitre 5

 

Dans ce Chapitre, il s'agit spécialement de ce que devint la Très-Ancienne Église dans ses descendants, environ jusqu'au déluge.

La Très-Ancienne Église même, qui fut céleste, est celle qui est appelée homme, et ressemblance. de Dieu. Vers. 1.

Une Seconde Église, qui ne fut pas aussi céleste que la Très-Ancienne, est appelée Scheth. Il en est parlé, Vers. 2 et 3.

Une Troisième Église fut appelée Énosch, Vers. 6; une Quatrième, Kénan, Vers. 9; une Cinquième, Mahalalel, Vers. 12; une Sixième, Jared, Vers. 15; une Septième, Chanoch, Vers.18; une Huitième, Méthuschélach. Vers. 21.

L'Église, appelée Chanoch, est décrite comme ayant formé une doctrine des révélations et des perceptions de la Très-Ancienne Église; quoique cette doctrine ne fùt d'aucune utilité pour ce temps, elle fut néanmoins conservée pour l'usage de la postérité; c'est ce qui est signifié en ce que " Chanoch ne fut plus, parce que Dieu le prit ". Vers. 22, 23, 24.

Une Neuvième Eglise fut appelée Lamech. Vers. 25.

Une Dixième, mère des trois Églises après le déluge, est Noach : cette Église doit être appelée l'Église Ancienne. Vers.28,29.

L'Église nommée Lamech est décrite, comme n'ayant plus chez elle aucun reste de la perception de la Très-Ancienne Église; et l'Église nommée Noach comme une Nouvelle Église.Vers. 29.

 

Chapitre 6

 

Il s'agit de l'état des Antédiluviens.

Chez l'homme, où était l'Église, commencèrent à régner les cupidités, qui sont les filles. Alors à leurs cupidités ils conjoignirent les doctrinaux de la foi, et se confirmèrent ainsi dans les maux et dans les faux, ce qui est signifié en ce que les fils de Dieu prirent pour eux des épouses d'entre les filles de l'homme. Vers. 1, 2.

Comme il n'y avait ainsi en lui aucun Reste du bien et du vrai, il est prédit que l'homme serait formé d'une autre manière, pour qu'il y eût en lui des Restes (Reliquioe), qui sont signifiés par cent vingt ans. Vers. 3.

Ceux qui plongèrent les doctrinaux de la foi dans les cupidités, et qui, par là et par l'amour de soi, conçurent d'affreuses persuasions de prééminence au-dessus des autres, sont les Néphilim. Vers. 4.

De là il n'y eut plus aucune volonté ni aucune perception du bien et du vrai. Vers. 5.

La Miséricorde du Seigneur est décrite par se repentir et s'affliger en son coeur. Vers. 6.

Ces hommes devinrent tels, qu'il était impossible qu'ils ne fussent pas détruits par leurs cupidités et leurs persuasions. Vers. 7.

Aussi, pour que le genre humain fût sauvé, il est dit qu'il existerait une Nouvelle Église, qui est Noach. Vers. 8.

 

Il s'agit de l'état de l'Église nommée Noach, avant la régénération. L'homme de cette Église est décrit comme ayant été tel, qu'il pouvait être régénéré. Vers. 9;

mais que de cette Église sortiraient trois sortes de doctrines, qui sont Schem; Chain et Japheth. Vers. 1O.

Que les autres hommes qui descendaient de la Très-Ancienne Église ne pourraient être régénérés, à cause de leurs affreuses persuasions et de leurs hideuses cupidités. Vers. 11; 12.

Que par elles ils se perdraient entièrement. Vers. 13.

Mais il n'en est pas de même de l'homme de l'Église nommée Noch; il est décrit par l'Arche. Vers. 14.

Et chez lui les Restes (Reliquioe) sont décrits par les mesures. Vers. 15

Ses Intellectuels par la fenêtre, la porte et les étages. Vers. 16.

Il est montré que cet homme serait conservé; tandis que les autres périraient par l'inondation du mal et du faux. Vers. 17.

Et que les vrais et les biens qui étaient chez lui seraient sauvés par le moyen de la régénération. Vers. 18.

Qu'il en serait de même des choses qui appartiennent à l'entendement et de celles qui appartiennent à la volonté. Vers. 19, 20.

Qu'il serait préparé pour recevoir cette régénération. Vers. 21.

Et que cela fut fait ainsi. Vers. 22.

 

Chapitre 7

 

Il s'agit ici en général de la préparation de la Nouvelle Église; de même que précédemment elle a été décrite quant à ses intellectuels, de même elle l'est ici quant à ses volontaires, Vers. 1 à 5.

Il s'agit ensuite de ses tentations, qui sont décrites quant à ses intellectuels, Vers. 6 à 1O, et quant à ses volontaires,Vers. 11, 12.

Puis il s'agit de la protection accordée à cette Église et de sa conservation, Vers. 13 à 15;

mais son état de fluctuations est décrit, Vers. 16, 17, 18.

Enfin il s'agit de la dernière postérité de la Très-Ancienne Église; il est décrit quelle elle fut, qu'elle fut possédée de persuasions du faux, et des cupidités de l'amour de soi, à tel point qu'elle périt. Vers. 19 à 24.

 

Chapitre 8

 

Maintenant il s'agit de l'homme de la nouvelle église, qui est nommé Noach; et de son état après la tentation jusqu'à sa régénération et au-delà, en suivant l'ordre de l'accomplissement des choses.

Du Premier état après la tentation; des fluctuations de l'homme entre le vrai et le faux, jusqu'à ce que les vérités commencent à être vues. - Vers. 1 à 5.

Du Second état, qui est divisé en trois parties: La première, quand les vérités de la foi ne brillent pas encore; la seconde, quand les vérités de la foi brillent avec la charité; la troisième, quand les biens de la charité se montrent avec éclat. - Vers. 6 à 14.

Du Troisième état; quand l'homme commence à agir et à penser d'après la charité, c'est là le premier état du régénéré. Vers.15 à 19.

Du Quatrième état; quand l'homme agit et pense d'après la charité. C'est le second état du régénéré. - Vers. 20, 21.

Enfin, de cette nouvelle Église suscitée à la place de la précédente; sa description. - Vers. 21, 22.

 

Chapitre 9

 

Il s'agit maintenant de l'état de l'homme régénéré; d'abord de la domination de l'homme interne et de la soumission de l'homme externe. C'est-à-dire que toutes les choses qui appartiennent à l'homme externe ont éte soumises à l'homme interne, et doivent être à son service, Vers. 1 à 3 ;

mais l'homme doit surtout se garder de plonger les biens et les vérités de la foi dans les cupidités, ou de confirmer les maux et les faussetés par les biens et les vérités qui appartiennent à l'homme interne; il est impossible qu'une telle action ne le condamne à la mort et ne le punisse; - Vers. 4, 5, et ne détruise par conséquent chez lui l'homme spirituel, ou l'image de Dieu. - Vers. 6. -

Si l'on se garde de ces profanations, tout réussit. - Vers. 7.

Il s'agit ensuite de l'état de l'homme après le déluge: le Seigneur a formé l'homme de telle sorte qu'il peut être présent chez lui par la charité; en conséquence l'homme ne périra plus, comme Il péri la dernière postérité de la Très-Ancienne Eglise. - Vers. 8, 9, 10, 11.

Puis l'état, après le déluge, de l'homme qui peut recevoir la charité, est décrit par l'arc dans la nuée, auquel cet homme est semblable. - Vers. 12, 13,14, 15,16,17.

Cet arc concerne l'homme de l'Église ou le régénéré; - vers. 12, 13

il concerne tout homme en général, - vers. 14, 15

-l'homme qui peut en particulier être régénéré, - vers. 16,

- par conséquent, non seulement l'homme de l'Eglise, mais même l'homme hors de l'Eglise. - Vers. 17.

Enfin il s'agit de l'Ancienne Eglise en général; et là, par Schem on entend le culte interne; par Japheth, le culte externe correspondant; par Cham; la foi séparée d'avec la charité; par Canaan, le culte externe séparé du culte interne. - Vers. 19 à 29.

- Cette Église, ayant voulu scruter les vérités de la foi par elle-même et par des raisonnements, est d'abord tombée dans des erreurs et dans des perversités. - Vers. 19,20, 21.

- Ceux qui sont dans le culte externe séparé du culte interne, se moquent de la doctrine même de la foi, à cause de ces erreurs et de ces perversités, - vers. 22;

- mais ceux qui sont dans le culte interne et par lui dans le culte externe interprètent en bien et excusent ces erreurs et ces perversités. - Vers. 23.

- Ceux qui sont dans le culte externe séparé sont ce qu'il y a de plus vil, - vers. 24, 25

- et néanmoins ils peuvent rendre des services vils dans l'Eglise. - Vers. 26, 27.

La durée et l'état de la première Eglise Ancienne sont décrits, à la fin de ce chapitre, par les années de l'Age de Noach. - Vers. 28, 29.

 

Chapitre 10

 

Dans tout ce Chapitre il s'agit de l'Eglise Ancienne, et de sa propagation, Vers. 1.

Ceux qui ont eu le culte externe correspondant à l'interne sont les fils de Japheth, Vers. 2.

Et ceux qui l'ont eu plus éloigné de l'interne sont les fils de Gomer et de Javan, Vers. 3, 4;

ceux qui l'ont eu encore plus éloigné sont les îles des nations, Vers. 5.

Ceux qui ont placé le culte dans les connaissances, les scientifiques et les rites, et qui les ont séparés des internes, sont les fils de Cham, Vers. 6.

Ceux qui l'ont placé dans les connaissances des spirituels sont les fils de Kusch; et ceux qui l'ont placé dans les connaissances des célestes sont les fils de Raamah, Vers. 7.

Il s'agit de ceux qui ont un culte externe dans lequel sont intérieurement les maux et les faussetés; Nemrod est un tel culte, Vers. 8, 9 ;

les maux dans un tel culte, Vers. 10;

les faussetés dans un tel culte, Vers. 11, 12.

De ceux qui par les scientifiques se forgent, au moyen des raisonnements, de nouveaux cultes, vers. 13, 14;

de ceux qui des connaissances de la foi font purement une science, vers. 14.

Du culte externe sans l'interne, qui est Canaan, et des dérivations de ce culte, Vers. 15, 16, 17, 18 ;

de son extension, Vers. 19, 20.

Du culte interne, qui est Schem, et de son extension, même jusqu'à la seconde Eglise Ancienne, Vers. 21;

du culte interne et de ses dérivations, qui, parce qu'elles procèdent de la charité, appartiennent à la sagesse, à l'intelligence, à la science et aux connaissances, toutes choses signifiées par des nations, Vers. 22, 23,24.

D'une certaine Eglise qui a existé en Syrie: cette Eglise, instituée par Eber, doit être appelée seconde Eglise Ancienne; son culte interne est Péleg, et son culte externe Joktan, Vers. 25;

ses rites sont les nations qui sont nommées, Vers. 26, 27, 28, 29.

- L'extension de cette Eglise, Vers. 30.

Les cultes de l'Eglise Ancienne ont été divers et conformes au génie de chaque nation, Vers. 31, 32.

 

Chapitre 11

 

Il s'agit, du vers. 1 à 9, de la Première Eglise Ancienne , qui exista après le déluge.

De son premier état; il y avait pour tous une même doctrine, vers. 1

du second état; elle commença à décliner,vers. 2 :

du troisième état; les faussetés des cupidités commencèrent à régner, vers. 3 ;

du quatrième état; on commença à exercer la domination au moyen du culte divin, vers. 4;

c'est pourquoi l'état de l'Eglise fut changé, vers. 5, 6;

de telle sorte que le bien de la foi n'était dans aucun homme de l'Eglise, vers. 7, 8, 9.

Il s'agit de la Seconde Eglise Ancienne, qui prit son nom d'Eber; de sa dérivation et de son état; elle tomba enfin dans l'idolâtrie, vers. lO à 26.

Il s'agit de l'origine de la Troisième Eglise Ancienne, qui d'idolâtrique devint représentative, vers. 27 à 32.

 

Chapitre 12

 

Ici commencent les historiques vrais, qui sont tous des représentatifs, et dont chaque mot est un significatif. Ce qui est rapporté dans ce Chapitre, sur Abram représente l'état du Seigneur depuis le commencement du second âge de l'enfance jusqu'à l'adolescence.

Le Seigneur, étant lié comme un autre homme, s'avança aussi de l'état obscur à un état plus lumineux, Charan est le premier état, qui est obscur; Schéchem est le second; la Chênaie de Moreh est le troisième; la montagne où est Bétlhel du côté de la mer et Aï à l'orient est le quatrième; par suite, vers le midi en Egypte est le cinquième.

Ce qui est dit sur le séjour d'Abram en Egypte, représente et signifie la première instruction du Seigneur: Abram est le Seigneur; Saraï comme épouse est le vrai qui doit être adjoint au céleste; Saraï comme épouse est le vrai intellectuel; l'Egypte est la science. Le progrès est décrit depuis les scientifiques jusqu'aux vérités célestes; cette progression était selon l'ordre Divin, afin que l'Essence Humaine du Seigneur se conjoignit à son Essence Divine et devînt en même temps Jéhovah.