" Que cette Religiosité ait été reçue par plus de Royaumes que la Religion chrétienne, cela peut être un scandale pour ceux qui pensent à la Divine Providence, et en même temps croient qu'on ne peut être sauvé que si l'on est né chrétien, ainsi dans un pays où il y a la Parole, et où par elle le Seigneur est connu: mais la Religiosité Mahométane n'est pas un scandale pour ceux qui croient que toutes choses viennent de la Divine Providence; ceux-ci cherchent en quoi la Providence y est, et Ils le trouvent aussi:

Pour qu'on sache pleinement que cette Religiosité a été suscitée par la Divine Providence du seigneur, afin de détruire les idolatries d'un grand nombre de nations, ce sujet va être exposé dans un certain ordre; en conséquence il sera d'abord parlé de l'origine des idolatries.

Avant cette Religiosité, le culte des idoles était commun sur toute la terre: cela provenait de ce que les Églises avant l'avènement du Seigneur avaient toutes été des Églises Représentatives; telle avait été aussi l'Église Israélite; là, le tabernacle, les habits d’Aaron, les sacrifices, toutes les choses du Temple de Jérusalem, et aussi les statuts, étaient représentatifs; et, chez les anciens, il y avait la science des correspondances, qui est aussi la science des représentations, la science même des sages, cultivée principalement en Égypte; de là leurs hiéroglyphes: par cette science ils savaient ce que signifiaient les animaux de tout genre, et les arbres de tout genre, puis les montagnes, les collines, les fleuves, les fontaines, et aussi le soleil, la lune, les étoiles; et comme tout leur culte était un culte représentatif, consistant en de pures correspondances, c'est pour cela qu'ils le célébraient sur des montagnes et des collines, et aussi dans des bocages et des jardins; et qu'ils consacraient des fontaines, et tournaient leurs faces vers le soleil levant quand ils adoraient Dieu; et qu'en outre ils faisaient des images taillées de chevaux, de boeufs, de veaux, d'agneaux, et même d'oiseaux, de poissons, de serpents, et les plaçaient dans leurs maisons et dans d'autres lieux dans un certain ordre selon les spirituels de l'Église auxquels ils correspondaient, ou qu'ils représentaient. Ils plaçaient aussi de semblables objets dans leurs Temples, pour rappeler à leur souvenir les choses saintes qu'ils signifiaient. Après ce temps, quand la science des correspondances fut oblitérée, leur postérité commença à adorer ces images taillées comme saintes en elles-mêmes, ne sachant pas que leurs ancêtres n'avaient rien vu de saint en elles, mais qu'ils les considéraient seulement comme représentant et par suite signifiant des choses saintes selon leurs correspondances. De là sont nées les idolâtries qui ont rempli toute la terre, tant l'Asie avec les iles adjacentes, que l'Afrique et l'Europe. Afin que toutes ces idolâtries fussent extirpées, il est arrivé que, par la Divine Providence du Seigneur, il s'éleva une nouvelle Religion accommodée aux génies des orientaux, dans laquelle il y eut quelque chose de l'un et de l'autre Testament de la Parole, et qui enseigna que le Seigneur est venu dans le Monde, et qu'il était le plus grand Prophète, le plus sage de tous, et le Fils de Dieu : cela a été fait par Mahomet, de qui cette Religion a été nommée Religion Mahométane. Cette Religion a été suscitée par la Divine Providence du Seigneur, et accommodée, comme il a été dit, aux génies des orientaux, afin de détruire les idolâtries de tant de nations, et de leur donner quelque connaissance du Seigneur, avant qu'ils vinssent dans le Monde spirituel; elle n'aurait pas été reçue par tant de royaumes, et n'aurait pas pu extirper les idolatries, si elle n'avait pas été faite de manière à être conforme et adéquate aux idées des pensées et à la vie de tous ces peuples. Si elle n'a point reconnu le Seigneur pour le Dieu du ciel et de la terre, c'est parce que les Orientaux reconnaissaient un Dieu Créateur de l'Univers, et n'ont pas pu comprendre que ce Dieu soit venu dans le Monde et ait pris l'Humain, de même que ne le comprennent pas non plus les Chrétiens, qui pour cela même dans leur pensée séparent son Divin de son Humain, et placent son Divin près du Père dans le Ciel, et son Humain ils ne savent où."

 

"Les Mahométans, dans le monde des esprits, paraissent derrière les Catholiques romains à l'occident, et forment comme une enceinte. Qu'ils paraissent là, c'est particulièrement parce qu'ils reconnaissent le Seigneur pour le plus grand prophète, pour fils de Dieu, le plus sage de tous les hommes, qui a été envoyé dans le monde pour instruire les hommes. Chacun, dans ce monde, habite à la distance du centre chrétien où sont les Réformés, selon sa confession du Seigneur et d'un seul Dieu; en effet c'est cette confession qui conjoint les âmes au ciel et qui constitue leur distance de l'orient, sur lequel est le Seigneur. Ceux qui, par une mauvaise vie, ne sont point de coeur dans cette confession, sont au-dessous d'eux dans les enfers. Comme la religion fait l'intime de l'homme, et comme toutes les autres choses qui lui appartiennent procèdent de l'intime comme Mahomet est dans leurs esprits avec la religion, voilà pourquoi un Mahomet est toujours placé en leur présence et afin qu'ils tournent le visage vers l'orient, où est le Seigneur, ce Mahomet est placé au centre chrétien qui est au-dessous. Ce n'est point Mahomet lui-même, qui a écrit le Coran, mais c'en est un autre qui remplit cette fonction. Ce n'est pas non plus toujours le même personnage, mais il est changé. Il y en eut une fois un qui était de la Saxe, et qui, ayant été pris par les Algériens, devint mahométan. Comme il avait aussi été chrétien, il fut poussé à dire du Seigneur qu'il n'avait pas été fils de Joseph, comme on l'avait cru dans le monde, mais le fils de Dieu même, et par là il leur avait insinué l'idée de l'unité de personne et d'essence du Seigneur avec le Père. A ce Mahomet en succédèrent ensuite d'autres, qui furent poussés à leur tenir de semblables discours, ce qui fait qu'un grand nombre d'entre eux approche de la foi véritablement chrétienne sur le Seigneur et ceux qui en approchent sont portés vers la société qui est le plus près de l'orient, où il y a communication avec le ciel où ils sont aussi ensuite élevés. A l'endroit où ce Mahomet a sa place parait un feu comme d'une petite torche, afin qu'il soit connu mais ce feu n'est visible que pour les Mahométans.

Mahomet lui-même, qui a écrit le Coran, ne vient pas aujourd'hui en leur présence. Il m'a été dit que dans les premiers temps il était à leur tête mais comme il voulut dominer en Dieu sur tout ce qui appartient à la religion, il avait été chassé de sa place, qu'il occupait au-dessous des Catholiques romains et relégué au côté droit, vers le midi. Un jour, quelques sociétés de Mahométans furent excitées, par des esprits malicieux, à reconnaître pour Dieu Mahomet. Pour apaiser cette sédition Mahomet fut élevé des enfers et leur fut montré, et alors je le vis aussi. Il me parut semblable aux esprits corporels qui n'ont aucune perception intérieure son visage tirait sur le noir, et je l'entendis prononcer seulement ces paroles : C'est moi qui suis votre Mahomet; et aussitôt, comme s'il se fût affaissé, il retourna en son lieu.

Il y en a beaucoup parmi eux qui sont capables de recevoir la vérité, qui voient dans les raisons la justice : c'est ce que j'ai pu apercevoir par les conversations que j'ai eues avec eux dans le monde des esprits. Je me suis entretenu avec eux sur l'unité de Dieu, sur la résurrection et sur le mariage. Sur l'Unité de Dieu ils m'ont dit qu'ils ne comprennent point les chrétiens quand ils parlent de la Trinité, et quand ils disent qu'il y a trois personnes, et que chaque personne est Dieu, et disent néanmoins qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Mais je leur répondais que les anges dans le ciel, ne parlent point ainsi; mais disent que Dieu est un en personne et en essence, dans qui est le trine, et que les hommes sur la terre appellent ce trine trois personnes, lequel trine est dans le Seigneur. Pour les confirmer, j'ai lu devant eux ce qui est dit dans Matthieu et Luc sur la conception du Seigneur par Dieu le Père, et l'endroit où le Seigneur enseigne que le Père et lui sont un ce qu'ayant entendu, ils perçurent la chose et dirent qu'ainsi la divine essence était en lui. Sur la résurrection ils me disaient qu'ils ne comprenaient pas les chrétiens quand ils parlent sur l'état de l'homme après la mort, parce qu'ils font l'âme semblable au vent ou à l'air, conséquemment dans aucun délice avant la réunion avec le corps au jour du dernier jugement. Mais je leur répondis que quelques uns seulement parlaient ainsi; mais que ceux qui ne sont pas de cette secte croient qu'après la mort ils doivent venir dans le ciel, parler avec les anges et jouir de la joie céleste qu'ils ne séparent point d'une joie qu'ils ont dans le monde, quoiqu'ils ne la décrivent point, et qu'aujourd'hui il leur est révélé plusieurs vérités sur l'état après la mort, qu'ils n'avaient point sues auparavant. Sur le mariage je leur dis plusieurs choses, et entre autres que l'amour conjugal est l'amour céleste, qui ne peut exister qu'entre deux, et que la conjonction avec plusieurs femmes n'admet point le céleste de cet amour. Ils entendirent mes raisons et ils perçurent la justice qu'elles contenaient, ainsi que cette vérité que la polygamie leur était permise, parce qu'ils sont Orientaux, lesquels sans cette permission auraient, plus que les Européens, brûlé du feu impur des adultères, et auraient péri."

Emmanuel Swedenborg

 

"Là-dessus, un autre Arabe s'avança vers Moi et Me demanda si leurs péchés assurément nombreux pouvaient être pardonnés aux Arabes aussi, s'ils se conformaient eux-mêmes à ce que Je venais d'enseigner aux Esséniens.

Je lui dis : « Tout homme peut recevoir le baptême de l'esprit divin s'il reconnaît l'unique vrai Dieu, croit véritablement en Lui et L'aime par-dessus tout, et s'il aime son prochain comme lui-même et agit selon ce qui lui a été révélé par la bouche de Dieu. Mais celui qui aime les femmes plus que Dieu reste dans ses péchés ! »

Lorsque l'Arabe, avec plusieurs autres de sa souche qui étaient là, entendit ces paroles, il en resta d'abord interdit, mais se ressaisit bientôt et Me dit : « Oui, très sage et très puissant Seigneur et Maître, tes paroles sont fort claires, et j'en reconnais la vérité ; mais s'y conformer dans la vie terrestre n'est pas si facile qu'il y paraît au premier regard. Aimer Dieu par-dessus tout, croire en Lui en toute certitude, et, pour cette raison, aimer aussi son prochain plus que soi-même, serait une chose facile, et qui nous rendrait fort heureux, si la condition préalable de tout cela n'était pas la vraie connaissance de Dieu ! Mais comment reconnaître un vrai Dieu unique, comment se représenter ce qu'Il est et où Il Se trouve ?

De naissance, nous sommes païens, comme disent les Juifs, et n'avons jamais entendu parler d'un unique vrai Dieu, si ce n'est par quelques Juifs, et en des termes tout à fait incompréhensibles. Nous nous en tenons donc à la religion que nous ont transmise nos ancêtres, et continuons de suivre les us et coutumes dans lesquels nous avons été élevés, ce pour quoi aucun vrai Dieu, fût-il unique, ne saurait nous demander des comptes.

Il est vrai que nous aimons fort nos femmes. Mais qu'y faire ? Puisqu'elles sont là, que leur bouche, leurs gestes, leur aspect et leur nature demandent notre amour, et que notre propre nature nous commande d'aimer ces belles et tendres femmes, ce serait même pour nous un péché que de ne pas les aimer ; mais aimer par-dessus tout un vrai Dieu unique en Soi, nous ne l'aurions jamais pu, puisque, pour nous, il n'y en a jamais eu aucun que nous puissions connaître et percevoir, si ce n'est le soleil et la lumière du feu.

Nous avons nous aussi des prêtres, et des mages capables d'accomplir toutes sortes de choses extraordinaires, qui nous disent qu'ils peuvent faire ces choses grâce aux forces cachées de la grande Nature et de ses esprits, raison pour laquelle ils sont immortels. Or, ces prêtres et ces mages n'ont pas plus que nous-mêmes connaissance d'un unique vrai Dieu, ils ne peuvent donc pas croire en Lui et encore moins L'aimer pardessus tout ; car ce qui, pour nous, humains, n'existe autant dire pas du tout, il nous est assurément impossible de l'aimer par-dessus tout.

Mais le Soleil, lui, existe, et nous l'adorons comme le grand bienfaiteur de la Terre et de ses créatures, de même que le feu, sans lequel l'homme ne pourrait pas plus subsister que sans eau ni pain. Ainsi, nous devons bien aimer aussi nos femmes, qui existent, nous mettent au monde et, dans l'enfance, nous soignent avec amour et tendresse ! Elles sont en quelque sorte celles qui font les hommes, et méritent tout notre amour et notre respect pour la grande peine et les efforts que cela leur coûte.

Tout cela, nous l'avons appris dès l'enfance et l'avons ensuite compris par la raison ; c'est pourquoi nous avons vécu selon cette doctrine, et nous n'y pouvons rien si jamais nous étions dans l'erreur.

Et s'il avait existé de toute éternité un unique vrai Dieu qui Se serait donné à connaître aux Juifs, Il aurait bien pu Se faire connaître aussi de nous, Arabes, des Perses, des Indiens, des Égyptiens, des Grecs et des Romains, ainsi que de bien d'autres peuples, ce qui, à ma connaissance, n'a pourtant jamais été le cas. Un Dieu qui n'a jamais existé pour nous ne peut donc nous imputer à faute de n'avoir pas vécu et agi selon Sa volonté révélée on ne sait où ni quand.

Aussi, puissant Seigneur et Maître, fais-nous connaître l'unique vrai Dieu, donne-Le-nous à reconnaître en sorte que nous ne puissions plus avoir de doute concernant Son existence, et non seulement nous croirons vraiment en Lui, mais nous L'aimerons par-dessus tout et accomplirons très fidèlement Sa volonté dès que nous la connaîtrons ! Mais, tant que cela n'arrivera pas, nous ne pourrons aimer un unique vrai Dieu ni accomplir une volonté qu'Il ne nous a pas fait connaître.

Si tu es toi-même cet unique vrai Dieu, comme certaines de tes paroles, ainsi que la force dont tu témoignes, le laissent à penser assez clairement, dis-le-nous et montre-le-nous plus clairement encore, et nous croirons vraiment en toi, t'aimerons par-dessus tout et, comme ces Esséniens, suivrons très exactement la volonté que tu nous feras connaître. Mais sans cette condition, cela nous est impossible. »

Je lui dis : « Tu as parlé fort intelligemment, et, dès demain, cette condition sera suffisamment remplie ! Mais ton affirmation selon laquelle Dieu ne Se serait jamais révélé à vous est erronée ! Dieu S'est révélé aussi à vos lointains aïeux avec la même vérité et la même clarté, et leur a annoncé Sa volonté ; mais leurs descendants, avec leur amour du monde et leur égoïsme sans cesse croissants, ont très vite laissé s'affaiblir et se perdre la pure connaissance de l'unique vrai Dieu, et avec elle la pratique de la volonté révélée de Dieu, qui semblait trop dure et malcommode à des gens sans cesse tournés vers le monde.

C'est ainsi qu'on vit bientôt paraître des gens qui, n'ayant eux-mêmes aucune foi, mais fuyant le travail, voulaient vivre avec tout le prestige et l'agrément possibles en ce monde aux dépens de leur prochain. Ils se mirent à enseigner aux hommes crédules ce que ceux-ci voulaient entendre, et qui leur plaisait mieux que de connaître l'unique vrai Dieu et de se conformer à Sa volonté ; car cela demande une abnégation de soi sans laquelle nul ne peut aimer Dieu par-dessus tout ni son prochain comme soi-même.

Voilà ce qu'il en est en toute vérité ; et il n'est pas juste de croire comme tu le fais que l'unique vrai Dieu ne S'est révélé qu'aux seuls Juifs ! »

« Il n'est aucun peuple sur terre à qui Dieu ne Se soit révélé en temps utile ; mais ensuite, les parents auraient dû, selon la volonté de Dieu, continuer d'éduquer leurs enfants en sorte que leur foi en l'unique vrai Dieu demeurât toujours aussi vive, et qu'ils ne cessent donc jamais de se conformer à la volonté reconnue de Dieu. Mais parce que, comme Je l'ai dit, la vraie humilité et l'abnégation de soi par amour de Dieu ne devinrent que trop vite importunes aux hommes, ils y renoncèrent pour aimer le monde et eux-mêmes, ce qui rendit leurs âmes si obscures et si matérielles qu'elles perdirent tout ce qu'il y avait en elles de purement spirituel ; aussi les faux prophètes eurent-ils beau jeu de rendre ces hommes déjà fort ignorants(*) encore plus ignorants qu'ils ne l'étaient déjà de naissance et par paresse.

Car Dieu a fait en sorte que tout homme, du fait qu'il dispose d'un parfait libre arbitre et qu'il doit lui-même se déterminer et former son esprit, incline à la paresse, mais soit capable de vaincre celle-ci par sa volonté, ce qui, au commencement, lui coûte beaucoup de peine et tout autant d'abnégation de soi.

Si l'homme est astreint dès l'enfance à une juste activité et s'il est éduqué à l'obéissance, l'humilité, la douceur et un vrai renoncement à soi-même, il lui sera facile de s'instruire et de se fortifier dans la pure connaissance et dans l'amour de Dieu ; Dieu pourra alors Se révéler de nouveau à lui sans préjudice pour son libre arbitre, et son âme sera toujours plus éclairée et vivante. Mais, comme les hommes n'apprennent pas à combattre et à vaincre leur paresse innée - parce que leurs parents eux-mêmes ont négligé cela-, ils étouffent dans cette paresse qui leur est nécessairement innée, bien avant d'avoir seulement essayé de la combattre et de la vaincre en eux-mêmes.

C'est ainsi que les peuples s'enfoncent les uns après les autres dans les ténèbres et perdent toute lumière de vie spirituelle ! Et là où cette lumière est perdue, comment y aurait-il place pour une nouvelle révélation ? Il est plus sage que Dieu laisse un tel peuple sans autre révélation, mais l'éduque et le pousse à agir par les tristes effets qui s'ensuivent nécessairement de sa paresse ; car seule la misère peut alors contraindre les hommes à quelque activité utile, qui les rend de nouveau capables de recevoir une nouvelle manifestation et une nouvelle révélation divines, comme c'est précisément le cas à présent.

Après cette explication, vous comprendrez sans doute tous, païens et Juifs, que Dieu n'a privé de révélation aucun peuple de cette terre ; et lorsqu'un peuple, à la longue, perdait cette révélation, c'était toujours par sa propre faute et de la façon que Je vous ai montrée. Dis-Moi donc à présent, Arabe aveugle, si ton intelligence mondaine subtile a bien compris cela. »

L'Arabe : « Je l'ai bien compris, Seigneur et Maître, et il en est exactement ainsi ; mais si la paresse est en l'homme un mal inné qu'il doit combattre et vaincre par sa libre volonté, Dieu devrait tout de même lui venir en aide de telle sorte que l'homme, qui est faible en soi, puisse plus aisément maîtriser cette paresse innée, au moins à une certaine époque de sa vie ! Car je trouve que laisser l'homme périr dans sa paresse plutôt que de lui venir en aide se concilie difficilement avec l'amour, la sagesse et la miséricorde divines ! »

Je dis : « Tu ne peux certes pas encore le concevoir ; mais quand tu seras toi-même éveillé en esprit, tu comprendras la raison de tout cela."

Le Grand Evangile de Jean, Jacob Lorber

 

Voici une vidéo sur l'islam :