Mis à jour chaque dimanche; articles basés sur des sujets spirituels sous l'éclaircissement de la Nouvelle Parole. 

La confession

08/31/2019

La confession

Révélation reçue par Bertha Dudde:

 

08. Dec 1956:

Si vous lisez les mots de l’Ecriture seulement selon la lettre, alors beaucoup de choses vous seront incompréhensibles, ou bien vous interpréterez les mots faussement, parce que la lettre tue, seulement l'Esprit vivifie. Et ainsi il vous faut un esprit éclairé pour saisir et interpréter le sens des mots que J'ai dit lorsque Je marchais sur la Terre. Mes disciples Me comprenaient, parce que chaque Mot qui provenait de Ma Bouche, leur était dévoilé aussi par Mon Esprit, parce que Je devais leur concéder cette Aide, parce qu'avant Ma mort sur la Croix Mon Esprit ne pouvait pas encore agir comme après l'Œuvre de Libération accomplie. Mais maintenant il est possible pour chaque homme de permettre en lui l’Action de Mon Esprit, s’il utilise pleinement conscient les Grâces de Mon Œuvre de Libération, si maintenant il se forme lui-même à travers l’amour, pour qu'il devienne un vase d'accueil pour Mon Esprit, Qui maintenant l'instruit et l’«introduit dans la Vérité», comme Je l'ai promis. Et celui-ci comprendra donc aussi le sens des Mots : «à celui à qui vous remettrez les péchés, à celui-ci ils seront remis, et celui à qui vous les retenez, ils seront retenus....» J'ai dit ces Mots à Mes disciples, car Je savais qu'après l'Effusion de l'Esprit ils reconnaîtraient clairement et limpidement le genre d'être des hommes qui viendraient à eux avec des maladies de toutes sortes, parce qu'ils étaient chargés de faute. Je savais que ceux-ci venaient chercher la guérison de Mes disciples dont l'esprit était éclairé et qui maintenant étaient entrés totalement dans Ma Volonté, qu'ils voulaient vivre et agir entièrement selon Ma Volonté. Et ainsi Mon Esprit leur donnait des indications lorsqu’ils agissaient dans leur fonction après Ma mort et répandaient dans le monde entier Ma Doctrine. Eux aussi reconnaissaient maintenant qui était digne de pardon des péchés, de guérison de maladie, et qui se trouvait encore profondément dans le péché, qui ne voulait pas éviter le péché, mais être libéré seulement de ses maladies, et J’ai donc donné avec ces Mots seulement l'assurance aux disciples qu’ils reconnaîtraient bien l'état des hommes et devaient agir comme le leur inspirait Mon Esprit. Par conséquent un vrai disciple, un homme, qui au travers d’une vraie vie dans l’amour est devenu un vase d'accueil pour Mon Esprit, un homme dans lequel Moi-même Je peux maintenant agir à travers Mon Esprit, sera éclairé et interprétera d’une manière sensée Mes Paroles. Ma Parole a gardé sa validité, puisqu’il se trouve toujours de nouveau des hommes qui peuvent être guéris plusieurs fois de leurs infirmités s’ils Me confessent repentis leurs péchés, s’ils ont cette foi en Moi-Même ou bien en un domestique remplit de Mon Esprit, cependant ce même domestique reconnaîtra à travers des indications intérieures, là où il manque cet aveu intérieur repenti de la faute, et où donc il ne peut y avoir aucune guérison. J'ai dit ces Mots à Mes disciples, à ceux dont Je connaissais les cœurs et leur disponibilité de recevoir Mon Esprit, ce qui les rendaient aptes d'aller dans le monde comme Mes apôtres et d'annoncer à tous les peuples Mon Évangile. Les mêmes Paroles sont valables pour leurs successeurs. Mais J'entends sous le mot «successeurs» ceux qui dans la même maturité spirituelle ont créé les conditions qui permettent de nouveau l’Action de Mon Esprit en eux. Mais Je n’ai jamais voulu dire ceux qui se sont seulement mis dans la même place, mais qui n'ont jamais expérimenté sur eux-mêmes «l'Effusion de l'Esprit». Ces derniers ne peuvent pas présumer que Mes Paroles soient tournées à eux et donc ils ne pourront ni «pardonner ni retenir les péchés». Pensez quelle déformation insensée de Ma Parole s’est levée à travers un enseignement comme celui qui est maintenant offert aux hommes, que des hommes se sentent appelé à délier ou non les péchés à leur prochain, des hommes auxquels il manque toute maturité spirituelle qui se manifesterait dans une visible «Action de l'Esprit». Seulement rarement Mon Esprit peut s'exprimer ouvertement, parce que pour cela un profond amour et avec cela une foi vivante sont nécessaires. Mais des milliers et des milliers«pardonnent les péchés» et croient en être privilégiés par Moi. Mais là où agit Mon Esprit, ceux-ci cherchent à le miner, où la pure Vérité cherche à apporter l'éclaircissement, là cela est attribué à l’action de Satan, chose qui de nouveau montre quelle cécité spirituelle règne là où l'humanité cherche le salut. Mais l'obscurité est déjà si profonde qu’il ne serait accepté aucune Lumière et aux hommes il peut toujours seulement être prêché l'amour, parce qu'une vie dans l'amour allume une Lumière, et seulement un homme ardent d'amour reconnaît la Vérité et il s'effraye de telles doctrines erronées. Sans amour chaque mot est inutile, il n'est pas compris, mais il est toujours de nouveau inversé dans son sens. L'amour seul apporte l’éclaircissement de l'esprit, l'amour seul donne la compréhension pour Ma Parole. Et seulement si à travers l'amour vous êtes devenus de vrais disciples, vous pouvez vous considérer comme disciples de ces disciples, et alors vous serez aussi d'esprit éclairé et pourrez offrir avec sécurité le pardon de leur faute aux authentiques pécheurs pénitents, parce qu'alors vous savez aussi que Moi-même Je prends soin de chaque pécheur et pardonne à celui qui vient à la Croix dans le repentir et dans la conscience de sa faute. Je guérirai vraiment aussi leurs infirmités corporelles, Je donnerai aux domestiques d'esprit réveillé une grande Force, et ainsi s’accomplira Ma Parole : «A ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et à ceux à qui vous les retenez, ils seront retenus....» Parce que c’est Mon Esprit qui agit en eux.

 

Amen 

 

Extraits du Soleil Spirituel, de Jacob Lorber:

 

"C'est pourquoi, nous n'avons aucun argument pour discuter avec toi, mais nous te prions bien plutôt - si tu as la possibilité de tant de grâce et de Miséricorde Divines - de ne pas nous condamner, pour notre péché, au plus atroce et plus douloureux degré de l'enfer. - "S'il était possible ici de se confesser, nous serions disposés à le faire durant cent années consécutives, pour obtenir l'absolution de notre péché, selon le degré de pénitence associé à la confession. "Mais étant donné qu'ici cela n'est plus possible, et que nous - comme dit Paul - *nous restons comme nous sommes tombés*, il ne nous reste rien d'autre que de rester en attente, pleins d'épouvante et de tristesse, dans l'attente de ta sentence de condamnation "

A présent je parle, moi, Marc : "Donc, vous êtes d'avis qu'avec la confession il serait possible de se libérer des péchés ? Si telle est votre foi, alors, dites-moi en quelle occasion le Seigneur, sur la Terre, a promulgué cet article de foi, comme moyen de rémission des péchés ?"

Le prieur dit: "Cher ami, tu sauras certainement que le Seigneur a conféré à Ses apôtres le pouvoir de délier et de lier; avec cela il est lumineusement prouvé que le Seigneur a institué la confession; et l'apôtre Jacques en parle aussi formellement quand il dit: "*Confessez-vous les uns aux autres vos péchés.* Si vous réfléchissez sur cela, comme d'ailleurs sur d'autres textes encore, il est totalement impossible de mettre en discussion le fait que le Seigneur a institué la confession, comme un moyen de rémission des péchés."

Maintenant je parle, moi : "Ecoute, ami et frère, si tu comprends ainsi la Parole du Seigneur, il ne faut pas s'étonner que l'on puisse te trouver ici en plein désespoir. "Dis-moi, quelle folie pourrait être plus grande que celle de deux hommes, réciproquement ennemis, ou bien de deux pécheurs ou débiteurs l'un envers l'autre, auxquels avec le temps, à chacun des deux viendrait à peser sur la conscience cet état coupable, et qui, pour se libérer de ce fardeau, iraient à un homme quelconque, et voudraient que celui-ci - étranger à leurs actes et que ne regarde absolument pas la réciproque inimitié des deux - les délivrât de leur faute et de leur dette ? "Dis-moi ; si cet étranger devait adhérer à cette requête et leur accordait l'absolution, comment pourra-t-on le qualifier ? Ne serait-il pas lui, un grand trompeur ? "Tu confirmes cela dans tes pensées. Bien ; mais la chose te sera, encore éclairée davantage. Admettons le cas qu'un certain A, au lieu de restituer fidèlement les mille talents à B, se laisse induire par un certain trompeur de nom C, à qui A n'a jamais dû aucun argent, de payer à lui seulement cent talents, en considérant aussi comme soldée sa dette de mille talents envers B. "Que dirait B de cette régularisation de dette ? Et A de son côté cesserait-il avec cela d'être débiteur envers B ? J'estime que pas même les esprits les plus infernaux et les plus misérable ne pourraient soutenir une chose semblable; raison par laquelle on peut d'autant moins soutenir ce sujet du texte évangélique donné par le Seigneur, étant donné qu'en Soi, le Seigneur est le plus grand Amour et la plus grande Sagesse. "Il apparaît donc nécessaire de soumettre les textes que tu as cités sur le pouvoir de la rémission des péchés à un autre explicable éclaircissement, puisque celui que tu as donné à l'instant ne correspond pas à la vérité.

[...]

"C'est pourquoi, apprête-toi à répondre, en premier lieu sur ce qui concerne *délier et lier* (Matthieu XVIII-18 et Jean XX 23). "Quand tu auras répondu à cela, alors seulement nous passerons à commenter Jacques; parle donc !"

Et le prieur dit: "Oh, cher et grand ami ! A cet égard, cela ira très mal pour moi, car il s'agit d'une tache indiciblement difficile, et j'espère que tu ne te fâcheras pas contre moi.

[...]

"Je veux d'abord t'expliquer ce que dit Jean, étant donné qu'il place avant l'illumination de l'Esprit-Saint, c'est-à-dire, avec les mots: *Recevez l'Esprit-Saint. A ceux à qui vous aurez remis les péchés, ils seront remis, et à ceux à qui vous les aurez retenus, ils seront retenus."Tel est donc le texte; mais quelle est sa compréhension ? - *Recevez l'Esprit-Saint* signifie: *Soyez illuminés par Ma vérité*, et, plus profondément encore: *Suivez Moi en tout !*, et, au sens absolu: *Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés !* "*Car c'est ainsi et à cela que l'on reconnaîtra que vous êtes Mes vrais disciples, c'est-à-dire, si vous vous aimez les uns les autres.* Tu vois, c'est là la signification véritable de: *Recevoir l'Esprit-Saint*, parce que le Seigneur n'a jamais donné aucun autre commandement en dehors de celui de l'amour; par conséquent Il ne peut offrir et donner aucun autre Esprit qui ne soit pas celui de l'Amour. "Comprends-tu maintenant ce texte ? Tu me le confirmes avec le coeur; bien, alors avançons. *A ceux à qui vous remettrez les péchés, ils seront remis aussi dans le Ciel!* - Cela signifie : "Lorsque quiconque d’entre vous, selon Mon Esprit d’Amour et de Sagesse, a remis à son frère la dette qu'il a envers lui, alors Moi aussi Je veux remettre non seulement la dette au frère débiteur, mais bien aussi toutes les dettes, que celui qui a remis la dette, a envers Moi. "*Si quelqu’un, par contre - comme il est dit dans la seconde partie du texte - ne remet pas la dette à son frère, Moi de Mon côté, Je retiendrai aussi la dette au créancier. "*Et si le créancier veut se réconcilier avec celui qui a péché contre lui mais que le débiteur ne veut pas se réconcilier, alors Moi aussi Je serai irréconciliable avec le débiteur, tant qu'il ne se sera pas réconcilié avec son adversaire.* "Tu vois, c'est là l'unique explication, valable dans le Ciel, de ce texte. Mais, en ce qui, concerne les péchés que l'homme commet contre Dieu, et ensuite contre son propre esprit, personne ne peut remettre le premier à l'exception de Celui contre l'Ordre de Qui il a été commis. "Et le second péché, c'est-à-dire celui contre son propre esprit, il ne peut, comme c'est naturel, être pardonné ou remis par personne d'autre, sinon justement que par le propre esprit même, c'est-à-dire, avec la plus sérieuse volonté et en renonçant à soi-même, par amour du Seigneur et avec la résolution de ne jamais plus commettre ce péché. "Au sujet ensuite d'un péché commis directement contre l'Esprit-Saint qui, en Soi est l'amour opérant du Seigneur, il apparaîtra certainement clair, que si quelqu'un se met volontairement contre le plus haut et le plus opérant Moyen de Grâce, jaillit alors la question très significative : "Avec quel moyen pourra-t-il être sauvé, s'il se met d'une manière impie en lutte avec le Très-Haut, au-dessus de Qui il n'y a personne ?

"Tu vois, c'est donc là l'explication dans sa pleine signification, là où les textes parlent de la rémission des péchés, qui se trouvent exposés, en résumé, dans la haute prière du *Notre Père* où il est dit irrévocablement: *Remettez-nous nos dettes, comme nous les remettons à nos débiteurs*; alors qu'il n'est absolument pas dit: "Pardonne-nous notre faute, selon le degré de notre pénitence, puisque nous nous sommes confessés et avons ensuite communié, et que notre confesseur, en Ton Nom, nous a remis nos péchés. "Et en un autre passage encore il est parlé d'un pardon général des péchés, c'est-à-dire, là où il est dit: *Soyez miséricordieux*, car alors vous *trouverez miséricorde.* Ici aussi on ne dit pas: "*Confessez-vous, car alors les péchés vous seront remis.* Et dans l’Enfant Prodigue, le Seigneur indique, pour ainsi dire, du doigt, quel est le moyen le plus apte pour obtenir la rémission de ses propres péchés, et précisément, le retour à Dieu dans l'activité d'amour, dans l'humilité, retour à Dieu qui est le plus aimant des pères, parmi tous les hommes ! Comprends-tu cela ? Tu me le confirmes; alors nous pouvons aller de l’avant, pour examiner le texte de Jacques."

 

"En ce qui concerne ensuite Jacques (V. 16), il ne dit absolument pas que la communauté doit confesser ses péchés à un ancien ou chef, mais bien simplement les uns aux autres, de façon que dans la communauté il n'y ait rien de caché que l’on ne puisse y porter remède. Et c'est la raison pour laquelle Jacques le recommande pour l’édification de la communauté, et ne commande absolument pas de confesser ses propres péchés pour être jugé ou sauvés par l'intercession de tiers. "Si donc, tout cela est indiscutablement le sens de l'Ecriture, pourquoi donc y a-t-il ce que l'on appelle la confession auriculaire dans l'Eglise catholique ? Je te le dis: "Elle n'est autre qu'une banque lucrative des péchés, ou les hommes transfèrent les obligations et les assurances de leur vie, en les rendant avec ce passage doublement rentables. "Pour eux-mêmes, grâce à la taxe usuraire pratiquée par l’Eglise; car en effet, grâce à la confession, l'homme se soustrait à la vue de ses frères et concitoyens afin qu'ils ne sachent pas qui il est vraiment, lui, en son for intérieur. "Ou pour le moins, ils l'estiment à nouveau, aussitôt après la confession, pour un homme fondamentalement honnête; alors que lui après la confession ne subit de changements d'aucune sorte, mais reste exactement ce qu'il était avant (avec une illusion en plus). "De cette façon tous les péchés confessés sont conservés, et chaque propriétaire particulier les reçoit à nouveau augmentés par la suite des intérêts; et ainsi en premier lieu il trompe lui-même, et ensuite son prochain ! "Il trompe lui-même, car après chaque confession il se sent et se considère comme un homme complètement digne de la Grâce Divine, et comme effet, il éprouve à son propre égard, une certaine satisfaction qui lui allège la conscience. "Quant à ses semblables il les trompe au contraire, avant tout parce qu'ils n'ont jamais su comment étaient vraiment les choses avec lui, et donc ils étaient, pour ainsi dire, contraints de le considérer comme bien meilleur qu’il n'a jamais été dans la réalité. "C'est pourquoi, ce sont les intérêts, et ils se nomment: *Double tromperie*; et cette tromperie ensuite devient encore une tromperie principale qui consiste dans le fait que le pénitent tombe dans l'illusion de s'être complètement justifié même devant le Seigneur.

 

"Je peux t'assurer que si Judas le traître avait fondé une communauté chrétienne, elle aurait certainement été meilleure que celle-ci qui n'est pas dérivée du Christianisme, mais bien exclusivement du paganisme, auquel il n'a été ajouté qu'un peu de sel. "Et comme dans un aliment le sel forme la plus petite partie, de même, en ce nouveau paganisme, le Christianisme forme à peine la plus petite partie. - "Et cela pourrait encore aller si au moins le sel n'était pas insipide. Mais étant tel, comment peut-il assaisonner suffisamment le paganisme au complet, au point de le faire devenir un Christianisme, au moins partiellement ? "Le paganisme avait beaucoup de *dieux*; pour cette raison, malgré le pur assaisonnement, le christianisme ne pouvait se contenter d'un Dieu unique, de sorte que de LUI, il en fit trois; et après ce Dieu Tripartite, on divinisa ensuite aussi les hommes qui avaient vécu sur la Terre, pour obtenir ainsi me compensation pour les *demi-dieu* et les *lares* déjà trop exploités. "L'antique paganisme était très lucratif pour les prêtres; tandis que le christianisme pur était opposé à cette soif de gain, en raison du fait que l'Ecriture dit: *Vous l'avez reçu gratuitement, c'est pourquoi vous devez le diffuser gratuitement.* "Cela n'était pas lucratif pour le paganisme; c'est pourquoi on préféra établir *un registre des péchés*; et comme selon la Loi Mosaïque on péchait trop peu, ils y ajoutèrent arbitrairement d'autres lois, difficiles à suivre. "En plus du *Registre des péchés* et du volumineux *Livre des lois*, on institua la *confession* qui remet les péchés; et l'on amena avec ce moyen l'humanité à verser toutes sortes d'offrandes lucratives et d'oeuvres de pénitence, grâce auxquelles ensuite, avec l’aide de productifs *services divins*, le pontificat, seul béatifiant, s'éleva à une splendeur mondaine telle, que tous les rois tremblaient devant lui ! "Cependant, afin que ce pontificat pût devenir encore plus indépendant, et oeuvrer encore plus sans limites, il sut avec un moyen approprié, se former une armée stable, forte, avec plus d'un million d'unités, qui s'empara invinciblement de partout, de châteaux, de forteresses, de villes et de pays, d'empereurs, de rois et de princes; en se rendant ainsi sujets et tributaires tous les états. "L'armée est représentée par tous les *prêtres* et les *moines*, et le moyen de fidélité est le *célibat*. C'est sur ce mode qu'a été fondé la nouvelle puissance religieuse païenne. "Toutefois, de même que chaque dominateur, s’il veut connaître comment pensent ses sujets, doit avoir des informateurs secrets, de même pour le pontificat, de tels informateurs secrets étaient extrêmement nécessaires; et ceux-ci sont l’ensemble du clergé. "Et comment s'appelle le moyen, à travers lequel tous les plus secrets sentiments étaient, et sont encore maintenant pénétrés ? Ce moyen n'est autre que la *confession*; et, comme tu vois, c'est là le second gain; c'est-à-dire celui pour les confesseurs, et donc pour tout l'ensemble de la ténébreuse prêtraille. "Et en quoi consiste ce gain ? Je te le dis: Il ne consiste en rien autre, sinon que pour l'Eglise, tous les pénitents sont, pour ainsi dire, enregistrés à l'actif comme bien propre, non sans l'adjonction nécessaire de la tromperie égoïste avec laquelle ces pénitents sont portés à s'illusionner être si souvent justifiés devant Dieu, aussi souvent qu'ils se sont confessés. "Et justement, ainsi pourvus de ce *gain*, vous êtes maintenant vous ici; de sorte que se présente une nouvelle question, à savoir: Que présenterez-vous, pour la réduction, ou même, pour la complète extinction de ce véritable gain infernal ? "En effet, je dois aussitôt ajouter que personne ne peut entrer dans la Vraie Vie, par la pure et immédiate Miséricorde de la part du Seigneur, car, à celui qui n'a pas, il sera enlevé aussi ce qu’il a encore.

[...]

Le prieur dit: "Je dois être en ce cas tout aussi sincère, comme en tout le reste, et affirmer que ce point, en ce qui me concerne, a été pour moi presque toujours un réconfort, en particulier si l'on fait référence à la confession. "Mais si ce réconfort était juste ou injuste, c'est là justement une autre question. Et voilà quel était le point: *La parabole de l’administrateur infidèle* qui dans sa position se comporte presque comme un confesseur avec ses pénitents. "Le Seigneur loua l'administrateur infidèle et dit même à Ses disciples qu'eux aussi auraient dû se procurer des amis avec des biens injustes, afin que lorsque le Seigneur demanderait à Son administrateur de rendre des comptes, ceux-là eussent pu l'accueillir dans leurs demeures célestes. "Tu vois, c'est là tout ce que j'ai pu trouver en ma faveur, et je pense aussi que beaucoup de mes pénitents auront été accueillis par le Seigneur, et se trouveront dans les demeures célestes. "J'étais certes un administrateur infidèle, et j'ai péché contre le Bien de la Divine Parole, et j'ai spéculé avec cet inappréciable Bien au détriment du grand Maître de Maison; "Ce Bien que j'ai changé en un misérable magot. "Combien souvent, au confessionnal, j'ai remis leur faute, aux plus endurcis débiteurs envers le Seigneur, et leur ai effacé entièrement le capital principal; et je laissais seulement aux débiteurs un petit capital résiduel: ces péchés véniels qui pouvaient être considérés comme les taches laissées par de gros péchés. "Et seulement pour ces taches il fut demandé la nécessaire purification de la pénitence, sans compter que, pour cette pénitence, on avait recours à des moyens purificateurs avec lesquels le débiteur pouvait se libérer facilement et avec peu de peine de son soi-disant péché véniel. "Que l’Eglise ait disposé arbitrairement des systèmes auxquels non seulement moi, mais également tout autre prêtre, devait se conformer avec rigidité, en de semblables cas de péchés véniels, ni moi ni n'importe quel autre à ma place n'y pouvions rien faire. Ici, tu as tout ce que je peux te dire; ta sagesse saura mieux juger la chose que ma raison."

 

A présent je parle: "Cher ami et frère, j'ai entendu ta plaidoirie, et je te dis qu'elle s'adapte à la question de la confession auriculaire; mais comment ? C'est une chose totalement différente que je te communiquerai immédiatement. "Quand le confesseur est plein d'amour dans son coeur, au vrai sens, il profite de l'occasion que lui offre ce ministère, de sorte qu'il montre au pénitent, quand et de quelle façon les péchés peuvent lui être remis, mais par le Seigneur seulement; "En ajoutant que la confession, de par elle-même, sans l'observance des conseils amicaux, et leur pleine application, est complètement dépourvue de signification. "Tandis qu'en regard, quand un pécheur croit qu'il a obtenu, avec la simple confession, la pleine rémission de ses péchés, alors en ce cas, la confession le rend encore plus endurci et incorrigible. "Et si le confesseur, après avoir attiré son attention sur cela, donne au pénitent, amicalement et plein d'amour, le conseil qu'il doit s'efforcer avec beaucoup de soin et de sérieux, à travers le renoncement à tous les péchés jusqu'alors commis, d'avancer sans plus s'égarer, sur les voies indiquées par l'Evangile - voies par lesquelles seulement on peut arriver à la renaissance de l'Esprit; "Et si le pénitent après cela, assure le confesseur qu'il fera son possible pour suivre son conseil; et si le confesseur, a cette évidente et vive assurance, remet au pénitent, au Nom du Seigneur, les péchés confessés, alors seulement il est *un vrai confesseur* et peut en ce cas être considéré comme un administrateur infidèle. "A ce point, tu te demandes comment donc il est possible en un tel cas que seul un vrai et juste confesseur est encore un administrateur infidèle. "Cela tu peux le déduire en partie des circonstances que j'ai exposées ici, par suite desquelles personne n'a le droit, entre deux créancier et débiteur, d'éteindre la dette, a moins que la troisième personne n’intervienne, poussée par l'amour, et réconcilie les parties en cause, toujours avec la permission des deux, et non arbitrairement pour son propre compte. "Et si le débiteur est, par pauvreté, dans l'impossibilité de solder cette dette au créancier, alors en ce cas, la troisième personne douée d'un amour altruiste peut venir au devant des deux, et solder la dette. "En ce cas aussi, l'injuste administration d'un semblable juste confesseur et soutien de l'humanité, montre à merveille ce texte de l'Ecriture où le Seigneur dit à Ses apôtres et disciples: "*Et quand vous aurez fait tout ce qui était dans vos capacités et vos forces, dites et reconnaissez que vous êtes d'inutiles serviteurs.* "Je suppose que sur ce sujet il ne sera plus nécessaire de t'enseigner encore plus profondément; car si tu conserves encore en toi, même seulement une étincelle de foi vive dans l'Evangile, ce que j'ai dis doit être pour toi pleinement convaincant comme une éternelle vérité incontestable. A présent dans ta pensée tu me dis: Désormais cela ne m'est que trop clair; cependant, qu'adviendra-t-il maintenant de moi et de nous tous, étant donné que tous autant que nous sommes ici, nous sommes bien loin de pouvoir seulement être considérés comme des *administrateurs infidèles*, étant donné que nous ne sommes jamais restés au confessionnal dans ce vrai sens.

Marc parle: "Mais, moi, je te dis, la voie est déjà ouverte, et il te sera bien vite offert l'occasion de jouer ici dans le royaume de l'immortalité, le rôle d'un administrateur infidèle de meilleure espèce que celui joué par toi sur la Terre, où il te manquait complètement, Lumière, Foi et Amour. "Regarde derrière nous toute la masse des laïcs trompés, regarde le grand nombre de laïcs de ce paradis, et enfin regarde la masse considérable des *dormeurs dans l'âme*, en ce cloître de votre fausse fondation. "Va auprès d'eux et prêche le véritable Evangile; et puis amène-les tous ici; et ainsi tu feras le premier pas pour devenir, dans le Royaume de Dieu, un véritable *administrateur infidèle*".

 

 

La tentation de Jésus Christ La Sainte Cène ( l'Eucharistie )