"J'ai conversé avec quelques esprits de cette religion sur les clefs données à Pierre et leur ai demandé s'ils croyaient que le pouvoir du Seigneur sur le ciel et sur l'enfer lui eût été transféré; et comme c'était le point fondamental de leur religion, ils s'emportèrent avec véhémence, en disant qu'il n'y a aucun doute, parce que cela est dit clairement [ voir dans le blog, l'article sur l'apôtre Pierre pour plus d'infos ]. Mais sur la question que je leur fis, s'ils savaient qu'il y a dans chaque mot de la Parole un sens spirituel, qui est le sens de la Parole dans le ciel; ils me dirent d'abord qu'ils n'en savaient rien, mais ensuite, qu'ils s'en informeraient: s'en étant informés, ils furent instruits qu'il y a dans chaque mot de la Parole un sens spirituel, qui diffère du sens de la lettre comme le spirituel diffère du naturel. Ils furent encore instruits qu'aucune personne nommée dans la Parole, n'est nommée dans le ciel, mais qu'au lieu de ce nom, c'est quelque chose de spirituel qu'on y entend. Enfin ils furent instruits que par le nom de Pierre dans la Parole, il faut entendre le vrai de la foi de l'Eglise, qui procède du bien de la charité, de même que par la pierre qui est nommée dans le même passage avec Pierre car il y est dit: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise Matth. xvi. 18 et suiv. que par ces mots il ne faut point entendre qu'il ait été donné à Pierre aucune puissance, mais que cette puissance est au vrai procédant du bien; car toute puissance dans les cieux est au vrai procédant du bien, ou au bien par le vrai; et comme tout bien et tout vrai viennent du Seigneur, et que rien ne vient de l'homme, toute puissance est donc au Seigneur. A ces mots, outrés d'indignation, ils me dirent qu'ils voulaient savoir si ce sens spirituel est dans ces paroles: c'est pourquoi il leur fut donné la Parole qui est dans le ciel; or dans cette Parole, il n'y a point le sens naturel, mais le sens spirituel, parce qu'elle est pour les anges, qui sont spirituels. Qu'il y a une telle Parole dans le ciel, c'est ce qu'on voit dans l'ouvrage sur le Ciel et l'Enfer. En lisant ce passage, ils virent manifestement que Pierre n'y est pas nommé, mais à la place de ce nom, le vrai procédant du bien qui vient du Seigneur. A cette vue, ils rejetèrent de colère la Parole, et ils l'auraient presque déchirée avec leurs dents, si dans le moment elle ne leur eût été enlevée. Par là ils furent convaincus, quoiqu'ils ne voulussent pas l'être, que cette puissance est au Seigneur seul, et d'autant moins à aucun des hommes, que c'est la puissance divine."

 

Des Saints des catholiques romains dans le monde spirituel : 

"On sait que l'homme a de ses parents le mal qui est gravé en lui ou qui est héréditaire; mais il en est peu qui sachent en quoi consiste ce mal. Il consiste dans l'amour de commander, lequel est tel qu'autant on lui lâche la bride, autant il s'élance jusqu'à s'enflammer du désir de commander tout le monde, et enfin jusqu'à vouloir être invoqué et adoré comme un dieu. Cet amour est le serpent qui trompa Ève et Adam. En effet, il dit à la femme Dieu sait que le jour où vous aurez mangé du fruit de l'arbre, vos yeux seront ouverts, et alors vous serez comme Dieu. Genèse, iii. 4- 5. Ainsi, autant l'homme, après avoir lâché la bride à cet amour, s'y livre éperdument autant il se détourne de Dieu et se tourne vers lui-même et devient athée; et alors les divines vérités qui sont dans la Parole peuvent servir de moyens mais comme sa fin est la domination il n'a à coeur les moyens qu'autant qu'ils lui servent pour cette fin. C'est la raison pour laquelle ceux qui sont au milieu et au dernier degré de l'amour de commander sont tous dans l'enfer; car là cet amour est le diable. Là il y en a quelques uns qui sont tels, qu'ils ne sauraient même souffrir que qui que ce soit parle de Dieu. Cet amour est en ceux des Catholiques romains qui par l'attrait du plaisir de cet amour ont dominé sur les autres, qui ont méprisé la Parole, et lui ont préféré les décrets du pape. Ils sont entièrement dévastés quant aux choses externes, au point qu'ils ne savent plus rien de ce qui appartient à l'Eglise alors ils sont précipités dans l'enfer, et deviennent diables. Il y a un certain enfer séparé pour ceux qui veulent être invoqués comme des dieux, où ils sont dans une telle fantaisie, qu'ils ne voient pas ce qui est, mais ce qui n'est point. Ils ont un délire tel que l'ont certaines personnes qui dans une fièvre maligne voient des flocons dans l'air, dans leur chambre, et sur la couverture de leur lit des choses qui n'y sont point. Ce mal, le plus grand de tous, est désigné par la tête du serpent, qui est écrasée par la semence de la femme, et qui la blesse au talon. Genèse, III. 15. Le talon du Seigneur, qui est la semence de la femme, c'est le divin procédant dans les derniers ce qui est la Parole dans le sens de la lettre.

Comme l'homme est héréditairement tel, qu'il veut commander, et successivement, selon que les rênes sont lâchées commander à plusieurs, et enfin à tout le monde, et comme l'intime de son amour le porte à vouloir être invoqué et adoré comme un dieu, par cette raison tous ceux qui ont été faits saints par des bulles du pape sont éloignés des regards des autres, et sont renfermés, et tout commerce avec leurs adorateurs leur est interdit et c'est pour empêcher que cette racine des maux, la pire de toutes ne soit excitée chez eux et qu'ils ne soient portés dans des délires fantastiques, tels que sont ceux de l'enfer dont il est parlé ci-dessus. Tels sont les délires dans lesquels sont ceux qui, lorsqu'ils vivaient dans le monde, se sont appliqués à devenir des saints après la mort, afin d'être invoqués. Un grand nombre des Catholiques romains, surtout les moines, quand ils vont dans le monde spirituel, cherchent les saints, chacun le saint de son ordre mais ils ne les trouvent pas: c'est pourquoi ils sont dans l'étonnement mais ils sont ensuite instruits par les autres qu'ils sont mêlés soit avec ceux qui sont dans les cieux, soit avec ceux qui sont dans les enfers, chacun selon la vie qu'il a menée dans le monde et dans l'un comme dans l'autre lieu ils ne savent rien du culte ni de l'invocation dont ils sont l'objet, et que ceux qui en savent quelque chose, et veulent être invoqués, sont dans cet enfer séparé et séjour du délire. Le culte des saints est une telle abomination dans le ciel qu'il suffit qu'on en entende parler pour être saisi

d'horreur, parce qu'autant le culte est décerné à un homme, autant il est enlevé au Seigneur. En effet, le Seigneur ne peut pas ainsi être adoré seul; or, si le Seigneur n'est pas adoré seul, il se fait une séparation qui détruit la communion et la félicité de la vie, qui en découle.

Pour me faire savoir quels sont les saints des Catholiques romains, afin que je les fisse connaitre il en fut tiré de la terre inférieure jusqu'au nombre de cent, qui savaient qu'ils avaient été faits saints; ils montèrent à reculons, quelques uns seulement montèrent de face, et j'ai conversé avec l'un d'eux, qu'on me dit avoir été Xavier. Celui-ci, tandis qu'il me parlait, était absolument sot cependant il put m'exposer que dans l'endroit où il reste enfermé il n'était pas sot, mais qu'il devient sot toutes les fois qu'il pense qu'il est saint. J'entendis murmurer la même chose par ceux qui étaient derrière. Il en est autrement des saints ainsi appelés dans le ciel. Ceux-ci ne savent absolument rien de ce qui se passe sur la terre et je ne leur ai point parlé, de peur qu'il n'en entrât chez eux quelque idée. Seulement un jour, Marie, mère du Seigneur, passa, et elle parut vêtue en blanc, au-dessus de ma tête, et s'étant un peu arrêtée, elle dit qu'elle a été la mère du Seigneur qu'il était, à la vérité, né d'elle, mais qu'étant devenu Dieu, il s'était dépouillé de l'humanité qu'il avait prise d'elle, et que par cette raison elle l'adorait maintenant comme son Dieu, et qu'elle ne voulait point que personne le reconnût pour son fils, parce qu'en lui est toute la Divinité."

 

"Par Babylone on doit entendre tous ceux qui veulent dominer par la religion; dominer par la religion, c'est dominer sur les âmes des hommes, ainsi sur leur vie même spirituelle, et pour moyens se servir des choses divines qui sont dans la religion. Tous ceux qui ont la domination pour fin et la religion pour moyens, en général, sont la Babylone. Ils sont appelés la Babylone, parce qu'une semblable domination eut lieu dans les temps anciens mais elle fut détruite dans son principe. Son commencement est représenté par la ville et par la tour, dont le sommet devait être dans le ciel, et sa destruction, par la confusion des langues, d'où vient son nom de Babel, Genes. XI.1. 9. On peut voir dans les ARCANES CÉLESTES, nos 1283. 1328, ce qu'on doit entendre par toutes ces choses dans le sens interne ou spirituel de la Parole.[...] Dans plusieurs passages des prophètes il est aussi décrit quels sont ceux qui sont nommés la Babylone: Prononce cette parabole sur le roi de Babylone: Jéhovah a brisé le bâton des impies, le sceptre des dominateurs. Lucifer, tu es tombé du ciel, tu as été précipité jusque sur la terre; tu as dit dans ta pensée: Je monterai dans les cieux, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu, je siégerai sur la montagne de l'assemblée aux côtés du septentrion je deviendrai semblable au Très-Haut. Cependant tu vas être précipité dans l'enfer sur les bords de l'abîme; j'éteindrai le nom de Babylone et tout ce qui en reste; et je la disposerai pour être la possession héréditaire des animaux bourbeux des marais. Isaïe, xiv. 4 à 22. Et ailleurs, dans le même : Le lion a dit: Elle est tombée, elle est tombée la Babylone et avec elle ont été renversés tous ses dieux sculptés, XXII, 9; et en outre, dans le même, XLVII. 2. jusqu'à la fin; XLVIII. 14 à 20; et dans Jérémie, L. 1 à 3.

On voit à présent ce que c'est que la Babylone. Il faut savoir qu'une Eglise devient la Babylone, quand la charité et la foi cessent, et que l'amour de soi commence à régner en leur place; car cet amour se précipite au-delà de toute borne autant que le frein lui est lâché, ainsi non seulement pour dominer sur autant d'hommes qu'il peut s'en soumettre sur la terre, mais aussi pour dominer sur le ciel; et il ne s'en tient pas encore là; il s'élève jusqu'au trône de Dieu, et transfère en soi-même sa divine puissance. Que cela est arrivé aussi avant l’avènement du Seigneur, c'est ce qui est évident par les passages de la Parole cités ci-dessus. Mais cette Babylone fut détruite par le Seigneur, quand il était dans le monde tant parce qu'ils étaient devenus entièrement idolâtres, que parce que le dernier jugement fut fait alors sur eux dans le monde spirituel: c'est ce qu'on doit entendre par ces prophéties où il est dit que Lucifer, qui est alors cette Babylone, a été précipité dans l'enfer, et que Babylone est tombée; et c'est ce qu'on doit aussi entendre par l'écriture sur la muraille, et par la mort de Balthazar; et enfin par cette pierre détachée du rocher, laquelle détruisit la statue, et fut l'objet du songe de Nabuchodonosor.

Mais la Babylone dont il s'agit dans l'Apocalypse est la Babylone de nos jours, qui a commencé après l’avènement du Seigneur; et on sait qu'elle est chez les catholiques romains. Cette Babylone est bien plus pernicieuse et plus sacrilège que ne fut celle qui existait avant l’avènement du Seigneur, parce qu'elle profane les biens et les vérités intérieures de l'Eglise, que le Seigneur a révélées au monde en se révélant lui-même. Combien elle est pernicieuse et profondément sacrilège, c'est ce qui est évident par ce qui suit. Ils reconnaissent et adorent le Seigneur sans aucune puissance de sauver; ils séparent entièrement sa divinité de son humanité; ils transfèrent en eux-mêmes sa divine puissance qui a été à son humanité; car ils remettent les péchés, ils envoient dans le ciel, ils précipitent dans les enfers, ils sauvent celui qu'ils veulent, ils vendent le salut; ainsi ils s'arrogent tous les attributs qui n'appartiennent qu'à la puissance divine et comme ils exercent cette puissance, il s'ensuit qu'ils se font dieux, chacun dans sa place par transmission, depuis leur chef suprême, qu'ils appellent vicaire du Christ, jusqu'aux derniers d'entre eux: conséquemment ils se regardent comme étant le Seigneur; et s'ils l'adorent, ce n'est point à cause de lui, mais à cause d'eux-mêmes. Non seulement ils adultèrent et falsifient la Parole, mais même ils l'ôtent au peuple afin qu'il n'entre dans aucune lumière du vrai. Ce n'est pas encore assez: ils anéantissent cette Parole, reconnaissant la Divinité dans les décrets qui émanent de Rome, par préférence à la Divinité qui est dans la Parole. Par là ils ferment à tous la voie qui conduit au ciel; car la voie qui conduit au ciel est la reconnaissance du Seigneur, la foi au Seigneur, et l'amour pour le Seigneur; or, c'est la Parole qui enseigne cette voie; ainsi, sans le Seigneur, et sans le moyen offert par la Parole, il n'y a point de salut. Ils font tous leurs efforts pour éteindre la lumière du ciel, qui procède du divin vrai, et pour y substituer l'ignorance; et plus elle est ténébreuse, plus elle leur est agréable. Ils éteignent la lumière du ciel, en interdisant la lecture de la Parole et la lecture des livres où se trouvent les doctrines tirées de la Parole, et en instituant un culte par des messes dites dans un idiome inintelligible pour les simples, et où n'est pas le divin vrai. Ils remplissent les chrétiens de leur communion de faussetés qui sont les ténèbres mêmes qui repoussent et dissipent la lumière, et persuadent même au vulgaire de vivre dans leur foi, ainsi non dans la sienne, mais dans celle d'un autre. De plus ils font consister tout le culte dans une sainteté externe sans aucune sainteté interne; ils font que l'interne est vide parce qu'ils le laissent sans connaissances du bien et du vrai; et cependant il n'y a de culte divin externe qu'autant qu'il y a un culte interne; car l'un procède,de l'autre. Outre cela ils introduisent aussi des idolâtries de plusieurs genres, ils font des saints, ils les multiplient, ils voient et tolèrent leurs adorations, et ils entendent les prières qu'on leur adresse peu près comme à des dieux; ils exposent leurs idoles de toutes parts; ils vantent leurs miracles; ils en font des patrons des villes, des temples, et des monastères; ils présentent comme saints les os tirés de leurs sépulcres, et qui sont pourtant si méprisables; détournant tous les esprits du culte de Dieu, pour les porter au culte des hommes. Ce n'est pas là tout encore ils emploient toutes sortes d'artifices pour que personne ne puisse passer de cette obscurité à la lumière, et du culte idolâtrique au culte divin; en effet, ils multiplient les monastères, d'où ils tirent des espions et des surveillants qu'ils placent partout; ils extorquent des confessions du coeur, qui sont aussi l'expression des pensées et des intentions; et si on ne fait point ces confessions, ils répandent la terreur dans les esprits par la menace du feu de l'enfer et des tourments du purgatoire; ils renferment dans les horribles prisons de l'inquisition ceux qui osent parler contre le trône papal et contre la domination du clergé. Ils ont recours à tous ces moyens uniquement afin de posséder le monde et ses trésors, de vivre à leur aise, d'être les seuls grands, et de voir esclaves tous les autres. Une telle domination n'est pas celle du ciel sur l'enfer, mais celle de l'enfer sur le ciel car autant l'amour de dominer prend de force chez l'homme, et surtout chez l'homme de l'Eglise, autant y règne l'enfer. Que c'est cet amour qui règne dans l'enfer et qui fait l'enfer, on peut le voir dans l'ouvrage sur le Ciel et l'Enfer nos 551 à 565. D'où il est évident que là n'est pas l'Eglise, mais Babylone; car l'Eglise est où le Seigneur lui-même est adoré, et où la Parole est lue."

Emmanuel Swedenborg

 

Pour accroître la vie spirituelle intérieure, le Seigneur a appelé une mystique catholique, Maria Valtorta, à accomplir une oeuvre adaptée à la foi romaine afin de la vivifier autant que possible. Il ne s'agit donc pas de pures vérités spirituelles mais de préparer au moins les âmes à l'accepter au plus tard des cas dans le monde des esprits. 

Maria Valtorta :

"Clouée au lit depuis de nombreuses années déjà, elle reçoit, au plus sombre de la 2ème guerre mondiale, la vision complète des scènes de l'Évangile. Cette vie de Jésus, étonnante de précisions, a été lue, à titre personnel, par trois Papes, des théologiens et biblistes et rencontre un succès populaire ininterrompu depuis 60 ans. Écrites sans aucunes ratures, les milliers de pages manuscrites relatent, dans un style vivant et passionnant, les actes et les enseignements de Jésus au cours de ses trois années de vie publique, et les scènes de son enfance." source et oeuvre complète : http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Oeuvre.htm

 

Pour la révélation des pures vérités concernant la vie de Jésus de :

- 30 ans à Sa Mort: le Grand Évangile de Jean ( rubrique Nouvelle Parole )

- de toute Son Enfance : L'Enfance de Jésus ( rubrique Nouvelle Parole )