Le blog : Des articles seront publiés régulièrement, basés sur des sujets spirituels sous l'éclaircissement de la Nouvelle Parole. 

L'effondrement progressif du sens du mariage

08/24/2019

L'effondrement progressif du sens du mariage

Extraits des délices de la sagesse sur l'amour conjugal, d'Emmanuel Swendenborg

 

" Ces Six mémorables, du Monde spirituel sur l'Amour Conjugal, révèlent quel il a été cet Amour dans les Premiers Ages, et quel il a été après ces âges et quel il est aujourd'hui. Par là on voit que cet Amour s'est successivement retiré de sa sainteté et de sa pureté, jusqu'au point de devenir fornicatoire; mais que cependant il y a espoir qu'il sera ramené à sa primitive ou ancienne Sainteté."

 

PREMIER MÉMORABLE: Un jour que je méditais sur l'Amour Conjugal, mon mental fut saisi du désir de savoir quel avait été cet Amour chez ceux qui ont vécu dans le siècle d'or, et quel il avait été ensuite chez ceux qui ont vécu dans les Siècles suivants, appelés Siècles d'ARGENT, d'AIRAIN et de FER: et comme je savais que tous ceux qui ont bien vécu dans ces Siècles sont dans les Cieux, je priai le Seigneur pour qu'il me fût permis de m'entretenir et de m'instruire avec eux: et voici, un Ange se présenta à moi, et me dit: « Je suis envoyé par le Seigneur pour te servir de guide et de compagnon de voyage; et d'abord, je te conduirai et t'accompagner chez ceux qui ont vécu dans le Premier Age ou Premier Siècle, qui est appelé Siècle d'Or:» et il dit: « Le chemin qui conduit vers eux est escarpé; il passe par une forêt épaisse que personne ne peut traverser sans le secours d'un guide donné par le Seigneur. J'étais en esprit, et je me préparai au voyage, et nous tournâmes le visage vers l'Orient, et en avançant je vis une Montagne dont la hauteur allait au-delà de la région des nuées. Nous traversâmes un grand désert, et nous parvînmes à une forêt formée de différentes espèces d'arbres, dont l'épaisseur produisait une grande obscurité; c'était la Forêt dont l'Ange avait parlé, mais elle était coupée par plusieurs sentiers étroits; et l'Ange me dit que c'étaient autant de labyrinthes d'erreurs, et que si le voyageur n'a les yeux ouverts par le Seigneur, et s'il ne voit des Oliviers entourés de branches de vigne, et ne porte ses pas d'Olivier en Olivier, il va se jeter dans les Tartares qui sont aux environs sur les côtés: cette Forêt est ainsi disposée dans le but de défendre le passage; car nulle autre Nation que celle du Premier Age n'habite sur cette Montagne. Lorsque nous fûmes entrés dans la Forêt, nos yeux furent ouverts, et nous vîmes çà et là des Oliviers entourés de ceps, d'où pendaient des grappes de raisin d'une couleur d'azur, et les Oliviers par leur disposition formaient des courbes continues, aussi fîmes-nous des détours et des détours en suivant leur direction; et enfin nous vîmes un Bocage formé de Cèdres élevés, et sur leurs rameaux quelques Aigles. A cette vue, l'Ange dit: « Maintenant, nous sommes dans la Montagne, non loin de son Sommet. " Et nous continuâmes de marcher; et voici, après le Bocage une Plaine d'une étendue circulaire, où paissaient des Agneaux et de jeunes Brebis, qui étaient des Formes représentatives de l'état d'innocence et de paix des Habitants de la Montagne.

Nous traversâmes cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Tabernacles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent à nos regards, en avant et sur les côtés, autant que la vue pouvait s'étendre; et l'Ange dit: « Maintenant, nous sommes dans le Camp; là est l'Armée du Seigneur Jéhovah; c'est ainsi qu'ils se nomment, eux et leurs habitations; lorsqu'ils étaient dans le Monde, ces Très-Anciens habitaient dans des Tabernacles; c'est pour cela aussi qu'ils y habitent maintenant; mais poursuivons notre chemin vers le Midi, où sont les plus sages d'entre eux, afin de rencontrer quelqu'un avec qui nous nous entretiendrons." En marchant, je vis au loin trois petits garçons et trois petites filles, qui étaient assis à la porte d'une Tente; mais les uns et les autres, quand nous nous fûmes approchés, furent vus comme hommes et femmes d'une stature moyenne; et l'Ange dit: " Tous les habitants de cette Montagne apparaissent de loin comme des Enfants, parce qu'ils sont dans un état d'innocence, et que l'Enfance est l'apparence de l'innocence.» Dès que ces Hommes nous virent, ils accoururent et dirent: " D'où êtes-vous? et comment êtes-vous venus ici? Vos faces ne sont pas des faces de notre Montagne. " Mais l'Ange répondit, et raconta comment l'entrée par la Forêt nous avait été permise, et pourquoi nous étions venus. Après avoir entendu cette explication, l'un des trois Hommes nous invita à entrer dans son Tabernacle, et il nous y introduisit: l'Homme était vêtu d'un manteau de couleur d'hyacinthe et d'une tunique de laine blanche, et son Épouse était vêtue d'une robe de pourpre, et par dessous une tunique de fin lin, brodée à l'aiguille, lui couvrait la poitrine: et comme il y avait dans ma pensée le désir de connaître les Mariages des Très-Anciens, je regardais alternativement le Mari et l'Épouse; et j'aperçus, pour ainsi dire, l'unité de leurs âmes sur leurs faces, et je dis: " Vous deux, vous êtes un. " Et l'Homme répondit: « Nous sommes un ; sa vie est en moi, et la mienne est en elle; nous sommes deux Corps, mais une seule Âme; l'union entre nous est comme celle qui existe dans la Poitrine entre les deux tentes qu'on nomme le Coeur et le Poumon; elle est mon Coeur, et moi je suis son Poumon; mais comme par le Coeur nous entendons ici l'Amour, et par le Poumon la Sagesse, elle est l'Amour de ma sagesse, et moi je suis la Sagesse de son amour; c'est pourquoi par le dehors son amour voile ma sagesse, et par le dedans ma sagesse est dans son amour; c'est de là que l'unité de nos Ames se montre sur nos faces, ainsi que tu l'as dit, » Et alors, je lui fis cette question: « Si telle est l'union, est-ce que tu peux contempler une autre Femme que la tienne ? » Et il répondit: « Je le peux; mais comme mon Épouse a été unie à mon Ame, nous la contemplons tous deux ensemble, et alors rien de libidineux ne peut pénétrer; car lorsque je regarde les épouses des autres, je les regarde par mon Épouse, que j'aime uniquement; et, parce qu'elle a la perception de toutes mes inclinations, elle dirige, comme intermédiaire, mes pensées; elle détourne tout ce qui est discordant, et introduit en même temps du froid et de l'horreur pour tout ce qui est inchaste; c'est pour cela qu'ici il nous est aussi impossible de regarder l'épouse d'un autre avec un désir libidineux, qu'il est impossible, des ténèbres du Tartare, de regarder la lumière de notre Ciel; aussi n'existe-t-il chez nous aucune idée de la pensée, ni à plus forte raison aucune expression du langage, pour les attraits d'un amour libidineux.» Il ne put pas prononcer le mot fornication, parce que la chasteté de leur Ciel s'y opposait. Alors l'Ange qui me servait de guide me dit: « Tu comprends maintenant que le langage des Anges de ce Ciel est le langage de la sagesse, car ils parlent d'après les causes. » Après cela, je portai mes regards autour de moi, et je vis leur Tabernacle comme couvert d'or, et je demandai d'où venait cela. Il répondit: " Cela vient d'une lumière enflammée qui brille comme l'or, et qui éclaire de ses rayons et frappe légèrement les pavillons de notre Tabernacle, lorsque nous nous entretenons de l'Amour Conjugal; car la Chaleur de notre Soleil, qui dans son essence est l'Amour, se met alors à nu, et teint de sa couleur d'or la lumière, qui dans son essence est la Sagesse; et cela a lieu, parce que l'Amour conjugal, dans son origine, est le Jeu de la Sagesse et de l'Amour; car l'Homme est né pour être sagesse, et la Femme pour être amour de la sagesse de l'homme: de là viennent les délices de ce jeu, dans l'Amour conjugal et d'après cet Amour, entre nous et nos épouses. Nous, ici, nous avons vu clairement, depuis des milliers d'années, que ces délices, quant à leur abondance, à leur degré et à leur vertu, augmentent et s'élèvent en raison du culte que nous rendons au Seigneur Jéhovah, de qui influe cette céleste union ou ce céleste Mariage, qui est celui de l'Amour et de la Sagesse. " Après qu'il eut ainsi parlé, je vis une grande lumière sur la colline dans la partie du milieu entre les Tabernacles; et je m'informai d'où venait cette lumière. Il dit:" C'est du Sanctuaire du Tabernacle de notre Culte." Et je demandai s'il était permis d'approcher; et il dit: " Cela est permis. » Et je m'approchai, et je vis un Tabernacle tout à fait semblable, en dehors et en dedans, à la description du Tabernacle qui fut construit dans le désert pour les fils d'Israël, et dont la forme avait été montrée à Moïse sur le Mont Sinaï, - Exod, XXV, 40 ; XXVI. 30. - Et je demandai ce qu'il y avait dans l'intérieur de ce sanctuaire, qui produisait une si grande lumière. Et il répondit: " C'est une Table sur laquelle il y a cette inscription: ALLIANCE ENTRE JEHOVAH ET LES CIEUX. » Il n'en dit pas davantage. Et comme alors nous nous disposions à nous retirer, je lui fis cette question: " Quelques-uns de vous, lorsque vous étiez dans le Monde naturel, ont-ils vécu avec plus d'une Épouse? " Il répondit: « Aucun, que je sache: car nous n'avons pas pu penser à plusieurs; ceux qui y avaient pensé nous avaient dit que sur-le-champ les béatitudes célestes de leurs âmes s'étaient retirées des intimes aux extrêmes de leur corps jusqu'aux ongles, et avec elles en même temps tout ce qu'il y a de louable dans la virilité; ceux-là, dès qu'on en avait la perception, étaient expulsés de nos terres. » Après avoir, prononcé ces mots, le mari courut à son Tabernacle, et il revint avec une Grenade qui contenait en abondance des graines d'or; et il me la donna, et je l'emportai; c'était pour moi un signe que nous avions été avec ceux qui ont vécu dans le Siècle d'or. Et alors, après le salut de paix, nous nous retirâmes, et nous revînmes à la maison.


SECOND MÉMORABLE: Le lendemain, le même Ange vint à moi, et dit: " Veux-tu que je te conduise et accompagne chez les Peuples qui ont vécu dans l'AGE ou le SIÈCLE D'ARGENT, afin que nous les entendions parler sur ce qui concerne les Mariages de leur temps;" et il ajouta qu'on ne peut également pénétrer chez eux que sous les auspices du Seigneur. J'étais en esprit, comme la veille, et je suivis mon guide. Et d'abord nous arrivâmes à une colline sur les limites de l'Orient et du Midi; et, tandis que nous étions sur son penchant, il me montra une grande étendue de terre; et nous vîmes au loin une éminence comme pleine de montagnes, entre laquelle et la colline où nous nous trouvions était une vallée, et après elle une plaine, et à partir de cette plaine une pente qui s'élevait lentement. Nous descendîmes de la Colline pour traverser la vallée, et nous vîmes sur les côtés, çà et là, des sculptures en bois et en pierre qui représentaient des figures d'hommes et de diverses espèces de bêtes, d'oiseaux et de poissons; et je demandai à l'Ange: " Que voyons-nous là? sont-ce des Idoles?" Et il répondit: « Point du tout; ce sont des configurations représentatives de diverses vertus morales et de diverses vérités spirituelles; la Science des Correspondances a existé chez les peuples de cet âge; et comme tout homme, toute bête, tout oiseau, tout poisson, correspond à quelque qualité, il en résulte que chacune de ces sculptures représente quelque spécialité de vertu ou de vérité; et que plusieurs ensemble représentent la Vertu elle-même ou la Vérité elle-même dans quelque forme commune étendue; ce sont ces représentations qui, en Égypte, ont été appelées Hiéroglyphes.» Nous traversâmes la Vallée, et quand nous fûmes entrés dans la Plaine, voici, nous vîmes des Chevaux et des Chars; des Chevaux diversement caparaçonnés et bridés, et des Chars de différentes formes, figurant les uns des Aigles, d'autres des Baleines, et d'autres des Cerfs avec leur bois, et des Licornes, et à la suite aussi quelques Chariots, et des Écuries tout autour sur les côtés. Mais lorsque nous approchâmes, Chevaux et Chars disparurent, et à leur place nous vîmes des Hommes, par couples, qui se promenaient, s'entretenaient et raisonnaient; et l'Ange me dit: « Ces formes de Chevaux, de Chars et d'Écuries qu'on voit de loin sont les apparences de l'intelligence rationnelle des hommes de cet Age; car d'après la correspondance le Cheval signifie l'entendement du vrai, le Char la doctrine du vrai, et les Écuries les instructions; tu sais que dans ce monde tout apparaît selon les correspondances. » Mais nous passâmes outre, et nous montâmes par une longue pente, et enfin nous vîmes une Ville dans laquelle nous entrâmes; et en parcourant les rues et les places, nous en examinâmes les maisons; c'étaient autant de palais construits en marbre; au-devant étaient des degrés d'albâtre; et, de chaque côté des degrés, des colonnes de jaspe: nous vîmes aussi des Temples construits en pierres précieuses de couleur de Saphir et de Lazuli ; et l'Ange me dit: " Leurs maisons sont de Pierres, parce que les Pierres signifient les vérités naturelles, et les Pierres précieuses les vérités spirituelles; et tous ceux qui vécurent dans l'Age d'Argent avaient l'intelligence par les vérités spirituelles et de là par les vérités naturelles; l'Argent a aussi une semblable signification." En visitant la ville, nous vîmes çà et là des personnes réunies par couples; et comme c'étaient des maris et des épouses, nous nous attendions à être invités dans quelque endroit ; et tandis que nous passions, ayant cette pensée, deux d'entre eux nous appelèrent dans une maison; et nous montâmes, et nous entrâmes; et l'Ange, parlant pour moi, leur exposa le motif de notre arrivée dans ce Ciel: « C'est, dit-il, le désir d'être instruit sur les mariages des Anciens, dont vous faites ici partie. » Et ils répondirent: « Nous avons appartenu aux Peuples de l'Asie; et l'étude de notre Age a été l'étude des vérités, par lesquelles nous avons acquis l'intelligence; cette étude avait été celle de notre âme et de notre mental; mais l'étude des sens de nos corps avait consisté dans les Représentations des vérités sous des formes, et la Science des Correspondances conjoignit les sensuels de nos corps avec les perceptions de nos mentals, et nous procura l'intelligence." Après avoir entendu ces choses, l'Ange les pria de nous donner quelques détails sur leurs Mariages; et le Mari dit:" Il y a Correspondance entre le Mariage Spirituel, qui est celui du vrai avec le bien, et le Mariage Naturel, qui est celui d'un homme avec une seule épouse; et comme nous nous sommes appliqués à l'étude des Correspondances, nous avons vu que l'Église, avec ses vrais et ses biens, ne peut jamais exister que chez ceux qui vivent dans l'amour vraiment conjugal avec une seule épouse; car le Mariage du bien et du vrai est l'Église chez l'homme; aussi nous tous, qui sommes ici, nous disons que le Mari est le Vrai et que l'Épouse est le Bien de ce vrai, et que le bien ne peut aimer d'autre vrai que le sien, ni le vrai rendre amour pour amour à d'autre bien qu'au sien; s'il en était autrement, le Mariage interne, qui fait l'Église, serait détruit, et deviendrait un Mariage seulement externe, auquel correspond l'idolâtrie et non l'Église; c'est pourquoi le Mariage avec une seule épouse nous le nommons Sacrimonie, mais s'il se faisait chez nous avec plusieurs, nous le nommerions Sacrilège. » Après qu'il eut parlé, nous fûmes introduits dans la pièce qui précède la chambre à coucher; il y avait sur les murs plusieurs dessins faits avec art, et de petites images qui semblaient être fondues en argent; et je demandai ce que signifiait ces choses. Ils dirent: " Ce sont des peintures et des formes représentatives de plusieurs qualités, attributs et plaisirs qui appartiennent à l'amour conjugal; celles-ci représentent l'unité des âmes, celles-là la conjonction des mentals ; ces autres-ci la concorde des coeurs, ces autres-là les délices qui en procèdent.» En continuant notre examen, nous vîmes sur la muraille une espèce d'Iris composée de trois couleurs, de Pourpre, d'Hyacinthe et de Blanc, et nous remarquâmes que la couleur pourpre traversait l'hyacinthe et teignait le blanc d'une couleur d'azur, et que cette couleur refluait par l'hyacinthe dans le pourpre, et l'élevait, pour ainsi dire, à l'éclat de la flamme. Et le Mari me dit: " Comprends-tu cela ?" Et je répondis: « Instruis-moi. » Et il dit: « La couleur pourpre, par sa correspondance, signifie l'Amour Conjugal de l'épouse; la couleur blanche, l'Intelligence du mari; la couleur hyacinthe, le commencement de l'amour conjugal dans la

perception du mari d'après l'épouse, et la couleur azur dont la couleur blanche avait été teinte, l'amour conjugal alors dans le mari; cette couleur qui refluait par l'hyacinthe dans le pourpre, et l'élevait pour ainsi dire à l'éclat de la flamme, signifie l'amour conjugal du mari refluant sur l'épouse. De telles choses sont représentées sur ces murailles, lorsque, par la méditation sur l'Amour conjugal, sur son union mutuelle, successive et simultanée, nous considérons avec des yeux attentifs les iris qui y ont peintes." Je dis, à ce sujet: « Ces choses sont aujourd'hui plus que mystiques; car ce sont des apparences représentatives des arcanes de l'amour conjugal d'un seul homme avec une seule épouse." Et il répondit: « Elles sont ainsi, mais pour nous, ici, elles ne sont point des arcanes, ni par conséquent des choses mystiques.

" Lorsqu'il eut ainsi parlé, il apparut de loin un Char traîné par de jeunes chevaux blancs. A cette vue, l'Ange dit: « Ce char est pour nous un signe que nous, devons nous retirer. » Alors, comme nous descendions les degrés, notre hôte nous donna une Grappe de raisin blanc adhérente aux feuilles du cep; et voici, les Feuilles devinrent d'argent; et nous les emportâmes comme un signe que nous nous étions entretenus avec les Peuples du Siècle d'Argent.

 

TROISIÈME MÉMORABLE: Le jour suivant l'Ange qui m'avait conduit et accompagné vint encore, et me dit: « Prépare-toi, et allons vers les Habitants Célestes dans l'Occident; ils font partie des hommes qui ont vécu dans le troisième AGE ou SIÈCLE D'AIRAIN: leurs habitations sont depuis le Midi sur l'Occident jusqu'au Septentrion, mais non dans le Septentrion. » Et, m'étant préparé, je le suivis, et nous entrâmes dans leur Ciel par le côté méridional; et là, il y avait un magnifique Bois de palmiers et de lauriers: nous le traversâmes, et alors dans les confins mêmes de l'Occident nous vîmes des Géants d'une hauteur double de la taille ordinaire de l'homme; ceux-ci nous firent cette question: « Qui vous a introduits par ce bois? » L'Ange dit: « Le Dieu du Ciel. » Et ils répondirent: «Nous, nous sommes des Gardiens pour le Ciel antique Occidental; quant à vous, passez. » Et nous passâmes, et de leur poste d'observation nous vîmes une Montagne élevée jusqu'aux nues; et, entre nous dans ce lieu et cette montagne, nombre de villages entourés de jardins, de bocages et de champs; et nous allâmes à travers ces villages jusqu'à la montage, et nous montâmes; et voici son Sommet était, non pas un sommet ordinaire, mais une Plaine, et sur elle une Ville étendue et spacieuse; et toutes les Maisons de la ville étaient construites en bois d'arbres résineux, et les toits en planches; et je demandai pourquoi les maisons y étaient de bois; l'Ange répondit : " Parce que le Bois signifie le Bien naturel, et que les hommes du troisième Age de la terre étaient dans ce Bien ; et comme le Cuivre ou l'Airain signifie aussi le Bien naturel, c'est pour cela que le Siècle dans lequel ils ont vécu a été nommé par les anciens le Siècle d'Airain: il y a aussi ici des Édifices sacrés construits en Bois d'olivier, et au milieu il y a le Sanctuaire, où est déposée dans une Arche la Parole donnée aux habitants de l'Asie avant la Parole Israélite; les Livres Historiques de cette Parole sont appelés les GUERRES DE JÉHOVAH, et les Livres Prophétiques, les ÉNONCÉS; les uns et les autres sont cités par Moïse, - Nomb. XXI. 14, 15, et 27 à 30 ; - cette Parole aujourd'hui est perdue dans les Royaumes de l'Asie, et conservée seulement dans la Grande Tartarie.» Et alors l'Ange me conduisit à l'un de ces Édifices sacrés, et nous en examinâmes l'intérieur, et au milieu nous vîmes ce Sanctuaire, tout entier dans une lumière très-brillante; et l'Ange dit : « Cette lumière est produite par cette Ancienne Parole Asiatique, car dans les Cieux tout Divin Vrai brille.» En sortant de l'Édifice sacré, nous apprîmes qu'on avait annoncé dans la Ville que deux étrangers y étaient arrivés, et qu'il fallait examiner d'où ils venaient, et quelle affaire les amenait; et de la Cour de justice accourut un garde, et il nous manda devant les juges; et à la demande d'où nous étions, et quelle affaire nous amenait, nous répondîmes: " Nous avons traversé le Bois de palmiers, et aussi les Domiciles des Géants qui sont les Gardiens de votre Ciel, et ensuite la Région des villages; vous pouvez conclure de là que ce n'est pas de nous-mêmes, mais que c'est de par le Dieu du Ciel, que nous sommes parvenus ici; et l'affaire, pour laquelle nous sommes venus, c'est d'être instruits, au sujet de vos Mariages, s'ils sont Monogamiques ou Polygamiques.» Et ils répondirent: « Quoi ! Polygamiques ! de tels mariages ne sont-ils pas fornicatoires?» Et alors cette Assemblée judiciaire députa un homme intelligent pour nous instruire dans sa maison sur ce sujet; et dans sa maison celui-ci s'adjoignit son Épouse, et il nous parla en ces termes: « Nous avons conservé chez nous sur les Mariages les Préceptes des hommes des premiers Ages, ou des Très-Anciens, qui dans le Monde ont été dans l'Amour vraiment conjugal, et par suite plus que tous les autres dans la Vertu et la puissance de cet amour, et qui maintenant, dans leur Ciel qui est dans l'Orient, sont dans l'état le plus heureux; nous sommes, nous, leur Postérité; et eux, comme Pères, nous ont donné, à nous, comme fils, des Règles de vie, parmi lesquelles il y a, sur les Mariages, celles-ci: « Fils, si vous voulez aimer Dieu et le prochain, et si vous voulez devenir sages, et être heureux pour l'éternité, nous vous conseillons de vivre Monogames; si vous abandonnez ce Précepte, tout Amour céleste s'éloignera de vous, et avec lui la Sagesse interne, et vous serez exterminés." Nous avons obéi, comme fils, à ce Précepte de nos Pères, et nous en avons perçu la vérité, qui est que, autant quelqu'un aime une seule épouse, autant il devient céleste et interne; et que, autant quelqu'un n'aime pas une épouse seule, autant il devint naturel et externe; et celui-ci n'aime que lui et les images de son mental, et c'est un insensé et un fou. De là il résulte que tous, dans ce Ciel, nous sommes Monogames; et parce que nous sommes tels, toutes les limites de notre Ciel sont gardés contre les Polygames, les Adultères et les Fornicateurs; si des Polygames y pénètrent, ils sont jetés dans les Ténèbres du septentrion; si, des Adultères, ils sont jetés dans les Feux de l'occident; et si, des Fornicateurs, ils sont jetés dans les Lumières chimériques du midi." A ces mots, je demandai ce qu'il entendait par les ténèbres du septentrion, les feux de l'occident, et les lumières chimériques du midi; il répondit que les Ténèbres du septentrion sont les stupidités du mental, et les ignorances des vérités; que les feux de l'occident sont les amours du mal; et que les Lumières chimériques du midi sont les falsifications du vrai, lesquelles sont des fornications spirituelles. Après cela, il nous dit: « Suivez-moi à notre Cabinet d'antiques.» Et nous le suivîmes; et il nous montra que les Écritures des Très-Anciens étaient sur des Tables de bois et de pierre, et plus tard sur des Tablettes de bois polies; et que le second Age avait consigné ses écritures sur des Feuilles de parchemin, et il nous présenta une Feuille sur laquelle étaient les Règles des hommes du premier Age, transcrites de leurs tables de pierre, et parmi lesquelles il y avait aussi le précepte sur les Mariages. Après que nous eûmes vu ces choses mémorables de l'Antiquité même et plusieurs autres, l'Ange dit: « Maintenant il est temps de nous en aller.» Et alors notre hôte alla dans le Jardin, et prit d'un Arbre quelques rameaux, et il les lia en un faisceau et nous les donna, en disant: " Ces rameaux sont d'un Arbre natif de notre Ciel ou propre à notre Ciel, et son suc a une odeur balsamique.» Nous emportâmes ce faisceau, et nous descendîmes par un chemin près de l'Orient, qui n'était pas gardé; et voici, les rameaux se changèrent en un Airain brillant, et leurs extrémités supérieures en or; c'était un signe que nous avions été chez une nation du Troisième Age, qui est nommé Siècle de Cuivre ou d'Airain.

 

QUATRIÈME MÉMORABLE: Deux jours après, l'Ange me parla de nouveau, en disant: " Achevons la Période des Ages; il nous reste le dernier Age, qui tient son nom du FER. Le peuple de cet Age demeure dans le Septentrion sur le côté de l'Occident en dedans ou en largeur; tous ceux-là sont des anciens habitants de l'Asie, qui possédaient l'Ancienne Parole, et en avaient tiré leur culte; par conséquent avant l'avènement de notre Seigneur dans le Monde: cela est évident d'après les Écrits des Anciens, dans lesquels ces Temps sont ainsi nommés: ces mêmes Ages sont entendus par la statue, que Nébuchadnessar vit en songe, « dont la Tête était d'Or; la Poitrine et les Bras, d'Argent; le Ventre et les Cuisses, d'Airain; les Jambes, de Fer; et les Pieds, de Fer et aussi d'Argile.» - Dan. II. 32, 33. - L'Ange me rapporta ces particularités dans le chemin, qui était raccourci et anticipé par les changements d'états introduits dans nos mentals selon les génies des habitants au milieu desquels nous passions; car les espaces et par suite les distances, dans le Monde spirituel, sont des apparences selon les états des mentals. Quand nous levâmes les yeux, voici, nous étions dans une forêt de hêtres, de châtaigniers et de chênes; et quand nous regardâmes autour de nous, nous y vîmes des Ours à gauche, et des Léopards à droite ; comme je m'en étonnais, l'Ange dit: « Ce ne sont ni des ours ni des léopards, mais ce sont des hommes qui gardent ces Habitants du Septentrion; ils saisissent par l'odorat les sphères de vie de ceux qui passent, et ils s'élancent contre tous ceux qui sont Spirituels, parce que les Habitants sont Naturels; ceux qui lisent seulement la Parole, et n'y puisent rien de la doctrine, apparaissent de loin comme des Ours, et ceux qui par suite confirment des faux apparaissent comme des Léopards. Mais eux, nous ayant vus, se détournèrent, et nous passâmes. Après la forêt se présentèrent des Bruyères, et ensuite des Champs de gazon divisés par planches et bordés de buis; après ces champs, la terre s'abaissait obliquement dans une

vallée, où il y avait des villes et des villes; nous passâmes au-delà de quelques-unes, et nous entrâmes dans une grande; les rues en étaient irrégulières; les maisons pareillement; celles-ci étaient construites en briques entremêlées de solives, et couvertes d'un enduit; dans les Places publiques il y avait des Temples en pierre calcaire taillée, dont la construction inférieure était sous terre, et la construction supérieure au-dessus de terre; nous descendîmes dans l'un de ces temples par trois degrés, et nous vîmes tout autour vers les murailles des Idoles de diverses formes, et la foule qui les adorait à genoux; au milieu était le Chœur, d'où s'offrait à la vue la tête du Dieu tutélaire de celle ville. En sortant l'Ange me dit, que chez les Anciens, qui avaient vécu dans le siècle d'Argent, dont il a été parlé ci-dessus, ces Idoles avaient été les images représentatives de Vérités spirituelles et de Vertus morales; et que, quand la Science des correspondances eut été effacée de la mémoire et éteinte, ces images devinrent d'abord des objets du culte, et furent ensuite adorées comme des Déités; de là les Idolâtries. Comme nous étions hors du Temple, nous examinâmes les hommes et leurs habillements; ils avaient la face comme d'acier, couleur grisâtre; et ils étaient habillés comme des comédiens, ayant autour des reins des mantelets qui pendaient d'une tunique serrée à la poitrine, et sur la tête il portaient des bonnets frisés de marins. Mais l'Ange dit: « C'est assez; instruisons-nous des Mariages des peuples de cet Age. » Et nous entrâmes dans la maison d'un Magnat, qui avait sur la tête un bonnet en forme de tour; il nous reçut poliment, et dit: « Entrez, et nous causerons. » Nous entrâmes dans le Vestibule, et là nous nous assîmes ; et je lui fis des questions sur les Mariages de cette ville et de la contrée; et il dit: " Nous, nous vivons non pas avec une seule épouse, mais les uns avec deux ou trois, et les autres avec un plus grand nombre; et cela, parce que la variété, l'obéissance et l'honneur, comme marque de Majesté, nous réjouissent; et nous les obtenons de nos épouses, quand nous en avons plusieurs; avec une seule nous n'aurions pas le plaisir de la variété, mais l'ennui de l'identité; ni l'agrément d'être obéis, mais le désagrément de l'égalité; ni le charme de la domination et de l'honneur qui en résulte, mais le tourment des querelles pour la supériorité: et qu'est-ce que la femme? ne naît-elle pas pour être soumise à la volonté de l'homme; et aussi pour servir et non pour dominer ? ici donc, chaque Mari dans sa maison jouit comme d'une majesté royale; cela, étant conforme à notre amour, fait aussi le bonheur de notre vie. » Mais je lui fis cette question: " Où est alors l'amour conjugal, qui de deux âmes en fait une, et qui conjoint les mentals et rend l'homme heureux? Cet Amour ne peut être divisé; s'il est divisé, il devient une ardeur qui fait effervescence et passe.» A cela il répliqua: « Je ne comprends pas ce que tu dis; est-il autre chose qui rende l'homme heureux, que l'émulation des épouses pour l'honneur de la prééminence auprès de leur Mari; » Après avoir prononcé ces mots, l'homme entra dans l'Appartement des femmes, et ouvrit les deux battants de la porte; mais il en sortit une exhalaison libidineuse qui avait une odeur de fange; cela provenait de l'amour polygamique, qui est connubial et en même temps fornicatoire; c'est pourquoi, je me levai, et je fermai les battants de la porte. Ensuite je dis: « Comment pouvez-vous subsister sur cette terre, puisque vous n'avez aucun amour vraiment conjugal, et aussi puisque vous adorez des idoles? » Il répondit: « Quant à l'Amour connubial, nous avons pour nos épouses

une jalousie si violente, que nous ne permettons à qui que ce soit d'entrer dans nos maisons plus avant que le vestibule, et puisqu'il y a jalousie, il y a aussi amour; quant aux Idoles, nous ne les adorons pas; mais nous ne pouvons penser au Dieu de l'Univers que par des images offertes à nos yeux, car nous ne pouvons élever nos pensées au-dessus des sensuels du corps, ni au sujet de Dieu au-dessus des choses visibles.» Alors je fis encore une question: « Vos idoles ne sont-elles pas de diverses formes? comment peuvent-elles présenter à la vue un seul Dieu? » Il répondit: " Cela est un

mystère pour nous; il y a de caché dans chaque forme quelque chose du culte de Dieu.» Et je dis: " Vous, vous êtes purement sensuels-corporels; vous n'avez ni l'amour de Dieu, ni un amour de la femme, qui tienne quelque chose du spirituel ; et ces amours forment ensemble l'homme, et de sensuel le font céleste. » Quand j'eus dit cela, il apparut à travers la porte comme un éclair; et je demandai: " Qu'est-ce que cela ? » Il dit: « Un tel éclair est pour nous un signe qu'il va arriver de l'Orient un Ancien, qui nous enseigne, au sujet de Dieu, qu'il est Un, le Seul Tout-Puissant, qui est le Premier et le Dernier; il nous avertit aussi de ne point adorer les idoles, mais seulement de les regarder comme des images représentatives des vertus procédant d'un seul Dieu, lesquelles forment ensemble son culte; cet Ancien est notre Ange, que nous révérons, et auquel nous obéissons; il vient à nous, et nous redresse, quand nous tombons dans un ténébreux culte de Dieu d'après la fantaisie concernant les images.» Après avoir entendu ces choses, nous sortîmes de la maison et de la ville; et, dans le chemin, d'après ce que nous avions vu dans les Cieux, nous tirâmes des conclusions sur le Cercle et la Progression de l'Amour Conjugal; sur le Cercle, qu'il avait passé de l'Orient au Midi, du Midi à l'Occident, et de là au Septentrion; sur la Progression, qu'il avait décliné selon la Circulation, à savoir, que dans l'Orient il avait été céleste, dans le Midi, spirituel; dans l'Occident, naturel; et dans le Septentrion, sensuel; et aussi, qu'il avait décliné au même degré que l'amour et le culte de Dieu. De là il fut en outre conclu, que cet Amour dans le Premier Age avait été comme l'Or, dans le Second comme l'Argent, dans le Troisième comme l'Airain, et dans le Quatrième comme le Fer, et qu'enfin il avait cessé: et alors l'Ange, mon guide et mon compagnon, dit: « Cependant je conçois l'espoir que cet Amour sera ressuscité par le Dieu du Ciel, qui est le Seigneur, parce qu'il peut être ressuscité. »

 

CINQUIÈME MÉMORABLE. L'Ange qui avait été mon guide et mon compagnon chez les Anciens qui ont vécu dans les quatre Siècles, d'Or, d'Argent, d'Airain et de Fer, vint de nouveau et me dit: « Veux-tu voir quel a été, et quel est encore, le Siècle qui a succédé à ces quatre Siècles anciens? Suis-moi, et tu verras. Ce sont ceux sur qui Daniel a prophétisé en ces termes: « Il s'élèvera un Royaume, après ces quatre, dans lequel le Fer sera mêlé avec l'Agile de potier; ils se mêleront par semence d'homme, mais ils n'auront point de cohérence l'un avec l'autre, de même que le fer ne se mêle point avec l'argile. » - Daniel, II. 41, 42, 43. - Et il dit: « Par la semence d'homme par laquelle le fer sera mêlé avec l'argile, sans cependant avoir de cohérence, il est entendu le vrai de la Parole falsifié. » Après qu'il eut dit ces paroles, je le suivis; et, dans le chemin, il me rapporta ces particularités: " Ceux-ci habitent dans le confins entre le Midi et l'Occident, mais à une grande distance derrière ceux qui ont vécu dans les quatre Ages précédents, et aussi à une plus grande profondeur. » Et nous nous avançâmes par le Midi vers la région qui touche à l'Occident; et nous traversâmes une Forêt effroyable; car il y avait là des Étangs, d'où des Crocodiles levaient leurs têtes, et dirigeaient sur nous leurs vastes gueules armées de dents; et, entre les étangs, il y avait des Chiens terribles, dont quelques-uns avaient trois têtes comme Cerbère, d'autres deux têtes, tous nous regardaient avec une horrible gueule et les yeux menaçants pendant que nous passions. Nous entrâmes dans la contrée Occidentale de cette région, et nous vîmes des Dragons et des Léopards, tels qu'ils sont décrits dans l'Apocalypse, - XII. 3; XIII. 2; - et l'Ange me dit: " Toutes ces bêtes féroces, que tu as vues, ne sont pas des bêtes féroces; mais ce sont des correspondances et ainsi des formes représentatives des cupidités, dans lesquelles sont les Habitants que nous allons visiter; les cupidités elles-mêmes sont représentées par ces horribles chiens; leurs fourberies et leurs astuces, par les crocodiles; leurs faussetés et leurs inclinations dépravées pour les choses qui appartiennent à leur culte, par les dragons et par les léopards; mais les Habitants représentés ici demeurent non pas immédiatement après la forêt, mais au-delà d'un grand Désert, qui est intermédiaire, afin qu'ils soient pleinement éloignés et séparés des Habitants des Ages précédents; car ils leur sont absolument étrangers, ou ils en diffèrent totalement: ils ont, il est vrai, la tête au-dessus de la poitrine, la poitrine au-dessus des lombes, et les lombes au-dessus des pieds, comme les hommes des premiers âges, cependant dans leur tête il n'y a aucune chose d'or, dans leur poitrine aucune chose d'argent, dans les lombes aucune chose d'airain, et même dans les pieds aucune chose de fer pur; mais dans leur tête il y a du fer mêlé d'argile, dans leur poitrine du fer et de l'argile mêlés d'airain, dans leurs lombes du fer et de l'argile mêlés d'argent, et dans leurs pieds du fer et de l'argile mêlés d'or; par ce renversement, d'hommes ils ont été changés en sculptures d'hommes, dans lesquelles il n'y a intérieurement rien de cohérent; car ce qui était le suprême est devenu l'infime, ainsi ce qui était la tête est devenu le talon, et vice versa; ils nous apparaissent du Ciel semblables à des histrions qui se posent sur les coudes le corps renversé, et marchent; ou, comme des bêtes qui se couchent sur le dos et lèvent les pieds en l'air, et de leur tête, qu'ils enfouissent en terre, regardent le ciel.» Nous traversâmes la forêt, et nous entrâmes dans le Désert, qui n'était pas moins effrayant; il consistait en des monceaux de pierres, entrecoupés de fosses, d'où s'élançaient des hydres et des vipères, et d'où partaient des serpents volants; tout ce désert allait continuellement en s'abaissant; et nous, nous descendîmes par une longue pente, et enfin nous vînmes dans une Vallée habitée par le peuple de cette région et de cet âge: il y avait çà et là des huttes qui apparurent enfin se rapprocher, et se joindre ensemble dans la forme d'une ville; nous y entrâmes et voici, les maisons étaient construites de branches d'arbres brûlées tout autour, et jointes ensemble avec du limon; elles étaient couvertes d'ardoises noires; les rues étaient irrégulières, tout étroites au commencement, mais s'élargissant en avançant, et spacieuses à la fin, où étaient des places publiques; de là, autant de rues, autant de places publiques. Pendant que nous entrions dans la ville, il se fit d'épaisses ténèbres, parce que le ciel n'apparaissait pas; c'est pourquoi nous regardâmes en haut, et la lumière nous fut donnée, et nous vîmes; et alors je demandai à ceux que je rencontrai: « Est-ce que vous pouvez voir, puisque le ciel au-dessus de vous n’apparaît pas? » Et ils répondirent: " Quelle question nous fais-tu là ? Nous voyons clairement, nous marchons en pleine lumière. » L'Ange, ayant entendu cette réponse, me dit: « Les ténèbres sont pour eux la lumière, et la lumière est pour eux les ténèbres; c'est comme pour les oiseaux de nuit, car ils regardent en bas et non en haut. Nous entrâmes çà et là dans des cabanes, et nous vîmes dans chacune un homme avec sa femme, et nous demandâmes si, dans cette ville, tous vivaient dans leur maison avec une seule épouse; et ils répondirent avec un sifflement:. Quoi ! avec une seule épouse! pourquoi ne demandez-vous pas si c'est avec une seule courtisane? Qu'est-ce qu'une épouse, sinon une courtisane? D'après nos lois il ne nous est pas permis de vivre avec plusieurs femmes, mais seulement avec une; toutefois, ce n'est pas pour nous un déshonneur, ni une indécence, de vivre avec plusieurs, mais hors de la maison; nous nous en faisons gloire entre nous; ainsi nous jouissons de la licence, et de la volupté qu'elle procure, plus que les polygames; pourquoi la pluralité des épouses nous a-t-elle été refusée, lorsque cependant elle a été accordée, et l'est encore aujourd'hui, dans toutes les parties du globe autour de nous? Qu'est-ce que la vie avec une seule femme, sinon une captivité et un emprisonnement? Mais nous, ici, nous avons brisé les verrous de cette prison, et nous nous sommes délivrés de la servitude, et nous avons recouvré notre liberté; qui peut s'irriter contre un prisonnier qui s'échappe quand il le peut? » Nous lui répondîmes: « Tu parles, ami, comme quelqu'un qui n'a point de religion; est-il quelqu'un, doué de quelque raison, qui ne sache que les adultères sont profanes et infernaux, et que les mariages sont saints et célestes? Les adultères ne sont-ils pas chez les diables dans l'enfer, et les mariages chez les Anges dans le Ciel? N'as-tu pas lu le sixième précepte du Décalogue; et, dans Paul, que ceux qui sont adultères ne peuvent en aucune manière venir dans le Ciel? " A ces mots, notre hôte se mit à rire à gorge déployée, et il me regarda comme un homme simple, et presque comme un insensé. Mais à l'instant un envoyé du Chef de la ville accourut et dit : « Mène les deux étrangers dans la place publique, et s'ils ne veulent pas, traîne-les-y; nous les avons vus dans l'ombre de la lumière; ils sont entrés secrètement; ce sont des espions. » Et l'Ange me dit: « Si nous avons été vus dans l'ombre, c'est parce que la lumière du Ciel, dans laquelle nous étions, est pour eux l'ombre, et que l'ombre de l'enfer est pour eux la lumière; et cela a lieu, parce qu'ils ne regardent rien comme péché, pas même l'adultère; et par suite ils voient le faux absolument comme vrai, et le faux brille dans l'enfer devant les satans, tandis que le vrai obscurcit leurs yeux comme l'ombre de la nuit." Et nous dîmes à l'envoyé: " Il n'est pas nécessaire de nous contraindre, et encore moins de nous traîner à la place publique; mais nous irons de bon gré avec toi." Et nous y allâmes. Et voici, il y avait là une foule nombreuse, d'où sortirent quelques légistes, et ils nous dirent à l'oreille: « Gardez vous bien de rien dire contre la Religion, la forme du Gouvernement et les bonnes Mœurs." Et nous répondîmes: « Nous ne dirons rien contre elles, mais nous parlerons pour elles et d'après elles." Et nous fîmes cette question: « Quelle est votre Religion au sujet des Mariages ?" A ces mots la foule murmura, et dit: " Qu'avez-vous à faire ici avec les Mariages? Les mariages sont des mariages." Et nous fîmes cette autre question: « Quelle est votre Religion au sujet des fornications? » La foule murmura encore, disant: « Qu'avez-vous à faire ici avec les fornications? Les fornications sont des fornications; que celui qui en est innocent jette la première pierre." Et nous fîmes une troisième question: « Votre Religion n'enseigne-t-elle pas au sujet des mariages qu'ils sont saints et célestes, et au sujet des adultères qu'ils sont profanes et infernaux?» A ces mots, quelques-uns dans la foule éclatèrent de rire, se moquèrent et plaisantèrent, en disant: " Adressez-vous pour les choses de Religion à nos Prêtres, et non à nous; nous acquiesçons pleinement à tout ce qu'ils nous disent, parce qu'aucune chose de la religion n'est du ressort de l'entendement; n'avez-vous pas entendu dire qu'au sujet des mystères, dont se compose toute la Religion, l'entendement déraisonne? Et qu'est-ce que les Actions ont de commun avec la Religion? N'est-ce pas en marmottant d'un coeur dévot des paroles sur l'expiation, la satisfaction et l'imputation, que les âmes sont béatifiées, et non par les Œuvres? » Mais alors s'approchèrent quelques-uns des prétendus sages de la ville, et ils dirent: « Retirez-vous d'ici, la foule s'échauffe, le tumulte est imminent; conversons seuls sur ce sujet; il y a une promenade derrière le Palais, retirons-nous-y ; venez avec nous. " Et nous les suivîmes. Et, alors ils nous demandèrent qui nous étions, et quelle affaire nous avait amenés chez eux. Et nous dîmes : " Nous sommes venus pour être instruits, au sujet des Mariages, si chez vous, comme chez les Anciens qui ont vécu dans les Siècles d'Or, d'Argent et d'Airain, ils sont des choses saintes, ou s'ils ne le sont pas. » Et ils répondirent: " Quoi ! des choses saintes! ne sont-ils pas des oeuvres de de la chair et de la nuit? " Et nous répondîmes : « Ne sont-ils pas aussi des oeuvres de l'esprit? et ce que la chair fait d'après l'esprit, cela n'est-il pas spirituel? et tout ce que fait l'esprit, il le fait d'après le mariage du bien et du vrai; n'est-ce pas ce Mariage spirituel qui entre dans le Mariage naturel, c'est-à-dire, d'un Mari et d'une Épouse? » A cela les prétendus sages répondirent: " Vous traitez ce sujet avec subtilité et trop de sublimité, vous passez au-dessus des rationnels vers les spirituels; qui est-ce qui peut commencer à une telle élévation, descendre de là, et ainsi porter quelque décision ?" Puis, en se moquant, ils ajoutèrent: « Peut-être avez-vous des ailes d'aigle, et pouvez-vous voler dans la suprême région du Ciel, et y faire de telles découvertes? pour nous, nous ne le pouvons pas. " Et alors nous les priâmes de dire, de la hauteur ou de la région dans laquelle volaient les idées ailées de leurs mentals, s'ils savaient ou pouvaient savoir, qu'il existe un Amour conjugal d'un seul mari avec une seule épouse, dans lequel ont été rassemblés toutes les béatitudes, toutes les félicités, tous les plaisirs, tous les charmes, et toutes les voluptés du Ciel; et que cet Amour vient du Seigneur selon la réception du bien et du vrai procédant de Lui, ainsi selon l'état de l'Église." En entendant ces paroles, ils se détournèrent et dirent : " Ces hommes sont fous, ils entrent dans l'éther avec leur jugement, et en faisant de vaines conjectures ils répandent des noix.» Ensuite ils se retournèrent vers nous, et dirent: " Nous répondrons directement à vos conjectures ampoulées et vos songes." Et ils dirent: " Qu'est-ce que l'Amour conjugal a de commun avec la Religion et avec l'inspiration venant de Dieu? Cet amour n'est-il pas chez chacun selon l'état de sa puissance? N'est-il pas également chez ceux qui sont hors de l'église, comme chez ceux qui sont dans l'église; chez les Gentils comme chez les Chrétiens; et même chez les impies comme chez les hommes pieux? La force de cet amour n'est-elle pas dans chacun selon l'héréditaire, ou selon la santé, ou selon la tempérance de la vie, ou selon la chaleur du climat? Ne peut-elle pas aussi être augmentée et stimulée par des drogues? N'y-a-t-il pas la même chose chez les bêtes, surtout chez les oiseaux qui s'aiment couple par couple? Cet amour n'est-il pas charnel? Q'est-ce que le charnel a de commun avec l'état spirituel de l'Église? Est-ce que cet amour, quant au dernier effet avec l'épouse, diffère en la moindre chose de l'amour quant à cet effet avec une courtisane? Le plaisir n'est-il pas semblable, et le délice semblable? Il est donc injurieux de tirer des choses saintes de l'Église l'origine de l'amour conjugal." Après avoir entendu ces paroles, nous leur dîmes: " Vous raisonnez d'après un délire de lasciveté, et non d'après l'amour conjugal; vous ne savez nullement ce que c'est que l'Amour conjugal, parce que cet amour chez vous est froid; d'après vos paroles, nous sommes convaincus que vous êtes du Siècle qui est appelé et se compose de fer et d'argile, lesquels n'ont point de cohérence, selon la prédiction de Daniel, - II.43; - car vous faites un l'Amour conjugal et l'amour fornicatoire; est-ce que les deux ont plus de cohérence que le fer et l'argile? On vous croit sages et l'on vous appelle sages, cependant vous vous n'êtes rien moins que sages.» A ces mots, transportés de colère, ils criaient et appelaient la foule pour nous chasser, mais alors, par la puissance qui nous fut donnée par le Seigneur, nous étendîmes les mains, et voici, des serpents volants, des vipères et des hydres, et aussi des dragons du désert, se présentèrent, et ils envahirent et remplirent la ville, ce qui jeta la terreur parmi les habitants, qui s'enfuirent; et l'Ange me dit: " Dans cette Région il arrive chaque jour des nouveaux venus de la Terre, et de temps en temps ceux qui les ont précédés sont relégués et précipités dans les gouffres de l'Occident, qui de loin apparaissent comme des Étangs de feu et de soufre; tous, là, sont et adultères spirituels, et adultères naturels. »

 

SIXIÈME MÉMORABLE: Après que l'Ange eut prononcé ces paroles, je regardai vers l'extrémité de l'Occident, et voici, il apparut comme des Étangs de feu et de soufre, et je lui demandai pourquoi les Enfers apparaissaient ainsi dans cet endroit; il répondit: « Ils apparaissent comme des Étangs d'après les falsifications du vrai, parce que l'eau dans le sens spirituel est le vrai; et il apparaît comme un feu à l'entour et au dedans d'après l'amour du mal, et comme du soufre d'après l'amour du faux; ces trois, l'Étang, le Feu et le Soufre, sont des apparences, parce que ce sont les correspondances des amours mauvais dans lesquels sont les habitants. Tous, là, sont renfermés dans d'éternels bagnes, et ils travaillent pour la nourriture, le vêtement et le coucher; et quand ils font du mal, ils sont sévèrement et misérablement punis.» Je fis encore à l'Ange cette question: « Pourquoi as-tu dit que là sont les adultères spirituels et naturels? pourquoi n'as-tu pas dit les malfaiteurs et les impies? » Il répondit: « Parce que tout ceux qui regardent comme rien les adultères, c'est-à-dire, qui croient par confirmation qu'ils ne sont pas des péchés, et ainsi les commettent de propos délibéré, sont dans leur coeur des malfaiteurs et des impies; car le Conjugal humain et la Religion vont ensemble du même pas; toute marche et tout avancement d'après la Religion et dans la Religion, est aussi une marche et un avancement d'après le Conjugal et dans le Conjugal qui est particulier et propre à l'homme Chrétien." Lui ayant demandé ce que c'est que ce Conjugal, il dit: « C'est le désir de vivre avec une seule Épouse, et ce désir est chez l'homme Chrétien selon sa Religion. » Ensuite je fus affligé en mon esprit de ce que les Mariages, qui dans les Anciens Ages avaient été très saints, s'étaient si horriblement changés en adultères; et l'Ange dit: « Il en est de même aujourd'hui de la Religion, car le Seigneur dit, que dans la Consommation du siècle il y aura l'Abomination de la désolation prédite par Daniel; et qu'il y aura une Affliction grande, telle qu'il n'y en a point eu depuis le commencement du Monde. - Matth. XXIV. 15, 21. - L'Abomination de la désolation signifie la falsification et la privation totale de tout vrai; l'Affliction signifie l'état de l'Église infesté de maux et de faux ; et la Consommation du siècle, au sujet de laquelle cela est-dit, signifie le dernier temps ou la fin de l'Église; c'est maintenant la fin, parce qu'il ne reste plus de vrai qui n'ait été falsifié; et la falsification du vrai est la fornication spirituelle, qui fait un avec la fornication naturelle, parce qu'elles sont cohérentes. » Comme nous parlions de ces choses et que nous étions dans la douleur, il apparut tout à coup un grand éclat de lumière qui me frappa fortement les yeux; c'est pourquoi, je regardai en haut, et voici, tout le Ciel au-dessus de nous apparut lumineux; et là de l'Orient à l'Occident dans une longue série se faisait entendre une GLORIFICATION; et l'Ange me dit: « Cette Glorification est la Glorification du Seigneur à cause de son Avènement; elle est faite par les Anges du Ciel Oriental et du Ciel Occidental. » On n'entendait du Ciel Méridional et du Ciel Septentrional qu'un doux murmure; et comme l'Ange avait tout compris, il me dit d'abord que ces Glorifications et ces Célébrations du Seigneur se faisaient d'après la Parole, parce qu'alors elles se font d'après le Seigneur, car le Seigneur est la Parole, c'est-à-dire, le Divin Vrai dans la Parole; et il dit: " Maintenant ils glorifient et célèbrent le Seigneur en particulier par ces paroles qui ont été dites par le Prophète Daniel: « Tu as vu le fer mêlé avec l'argile de potier; ils se mêleront par semence d'homme, mais ils n'auront point de cohérence: et en ces jours le Dieu des Cieux fera surgir un Royaume, qui pour les siècles ne périra point; celui-ci brisera et consommera tous ces Royaumes, mais lui subsistera pour les siècles. » - Daniel, II 43, 44. - A près cela, j'entendis comme un bruit de chant, et plus avant dans l'Orient je vis un éclat de lumière plus resplendissant que le premier; et je demandai à l'Ange quelles étaient les paroles de cette glorification; il dit que c'étaient celles-ci dans Daniel: « Voyant je fus en visions de nuit, et voici avec les Nuées du Ciel comme un FILS de L'HOMME qui venait ; et à Lui fut donné Domination et Royaume, et tous les peuples et nations Le serviront; sa Domination (sera) une Domination du siècle, laquelle ne passera point; et son Royaume (un Royaume) qui ne périra point. » - Dan. VII 13, 14, - En outre, ils célébraient le Seigneur d'après ces paroles dans l'Apocalypse: « A Jésus-Christ soit la gloire et la force; voici, il vient avec les Nuées; Il est l'Alpha et l'Oméga, le Commencement et la Fin, le Premier et le Dernier, Qui Est, et Qui Etait, et Qui Vient, le Tout-Puissant. Moi, Jean, j'ai entendu cela du FILS DE L'HOMME, du milieu des sept chandeliers. » - Apo I. 5,6,7,8,10,11, 12, 13, XXII, 13; et aussi d'après Matth. XXIV.30,31. - Je portai de nouveau mes regards vers le Ciel Oriental, et le côté droit resplendissait de lumière, et la splendeur lumineuse entra dans l'Étendue Méridionale, et j'entendis un son doux; et je demandai à l'Ange quel était là le sujet de la glorification du Seigneur; il dit que c'étaient des paroles dans l'Apocalypse: " Je vis un Ciel Nouveau et une Terre Nouvelle, et je vis la Ville Sainte, Jérusalem Nouvelle, descendant de Dieu par le Ciel, parée comme UNE FIANCÉE ORNÉE POUR SON MARI. Et l'Ange me parla, et dit: Viens, je te montrerai la FIANCÉE, DE L'AGNEAU L'ÉPOUSE; et il m'enleva en esprit sur une montagne grande et élevée, et il me montra la Ville, la Sainte Jérusalem. " - Apoc. XXI. 1, 2,9, 10. - Et aussi celles-ci: « MOI, Jésus, je suis l'Étoile brillante et du matin; et l'Esprit et la Fiancée disent: Viens. ET Il dit: Oui, je viens bientôt; Amen! Oui, Viens, Seigneur Jésus ! - Apoc. XXII. 16, 17,20. - Après ces glorifications et plusieurs autres, on entendit une commune Glorification de l'Orient à l'Occident du Ciel, et aussi du Midi au Septentrion; et je demandai à l'Ange quelles étaient alors les paroles; il dit que c'étaient celle-ci, prises dans les Prophètes: « Afin que sache toute chair, que Moi (je suis) JÉHOVAH TON SAUVEUR ET TON RÉDEMPTEUR." - Ésaïe, XLIX. 26. - « Ainsi a dit JÉHOVAH, le Roi d'Israël, et SON RÉDEMPTEUR JÉHOVAH SÉBAOTH: Moi, le Premier et Moi le Dernier, Et excepté Moi, Point de Dieu;" - Ésaïe, XLIV. 6. - « On dira en ce jour-là: VOICI, NOTRE DIEU, CELUI-CI, que nous avons attendu pour qu'il nous délivre; CELUI-CI (est) JÉHOVAH QUE NOUS AVONS ATTENDU. » - Ésaïe, XXV. 9. - « Une voix (il y a) de qui crie dans le désert: Préparez le chemin à JÉHOVAH; voici, LE SEIGNEUR JEHOVAH en fort vient; comme PASTEUR son troupeau il paîtra. » Ésaïe, XL. 3, 5, 10, 11. - « Un Enfant nous est né, un Fils nous a été donné, et on appellera son Nom: Admirable, Conseiller, DIEU, Héros, PÈRE D'ÉTERNITÉ, Prince de paix. » - Ésaïe, IX. 5. - « Voici, les jours viendront, et je susciterai à David un Germe juste, qui régnera Roi, et voici son Nom: JÉHOVAH NOTRE JUSTICE." - Jérém. XXIII. 5,6. XXXIII. 15,16. - " JÉHOVAH SÉBAOTH (est) son Nom, et TON RÉDEMPTEUR, le Saint d'Israël, DIEU DE TOUTE LA TERRE SERA APPELÉ. » - Ésaïe, LIV. 5. - « EN CE JOUR-LA SERA JEHOVAH EN ROI SUR TOUTE LA TERRE; EN CE JOUR-LA SERA JÉHOVAH UN, ET SON NOM UN. » - Zach. XIV. 9. - Ayant entendu et compris ces choses, mon coeur bondit, et j'allai avec joie à la maison, et là je rentrai de l'état de l'esprit dans l'état du corps, dans lequel j'ai écrit ce que j'avais vu et entendu. Maintenant, à ces choses j'ajoute, que l'Amour conjugal, tel qu'il a été chez les Anciens est ressuscité par le Seigneur depuis son avènement, parce que cet Amour vient du Seigneur Seul, et est chez ceux qui par Lui au moyen de la Parole deviennent spirituels.

 

 

Le Mariage La Réincarnation multiple sur la Terre